La SNCF veut relancer le trafic Affaires

La compagnie ferroviaire casse les prix de sa carte Liberté destinée aux voyageurs fréquents, dont les passagers professionnels constituent l'essentiel.

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La SNCF propose sa Carte Liberté à prix réduits.

Préparant le retour espéré de ses voyageurs d’affaires dans ses TGV en cette rentrée malgré la crise du Covid-19, la SNCF soutient ses ventes en mettant en place une offre promotionnelle destinée aux voyageurs fréquents, dont les clients « pro » représentent l’essentiel. Ainsi, du 14 septembre au 7 octobre inclus, la carte Liberté est commercialisée au tarif de 299 euros par an, contre 399 euros habituellement. Une prime supplémentaire est même accordée aux entreprises titulaires d’un contrat Pro pour leurs collaborateurs, la carte Liberté étant alors commercialisée à 269 euros par an.

La SNCF table sur une reprise véritable du trafic affaires dans ses trains à compter de la seconde quinzaine de septembre. Elle entend accompagner ce mouvement par cette offre qui débute justement le lundi 14 septembre. D’autres éléments de l’offre Affaires de la compagnie sont à nouveau opérationnels depuis la rentrée avec l’accès aux salons Grand Voyageurs et les wagons Business Première proposés aux heures de pointe.

Pour rappel, la carte Liberté, valable un an, apporte une plus grande flexibilité dans les échanges et surtout un tarif réduit, de 60% de réduction en 2nde classe et de 45% pour les voyages en 1ère classe, remises calculées sur le tarif Business Première. Des remises de même ordre sont appliquées pour des trajets vers l’Italie avec TGV Inoui, l’Allemagne avec DB/SNCF et la Suisse avec TGV Lyria. La SNCF estime que cette carte est amortie à partir de 4 allers-retours par an.

Le levier prix sera-t-il suffisant pour faire remonter dans les rames les voyageurs professionnels à l’heure du télétravail, du chômage partiel et surtout d’une reprise des cas de coronavirus en France et en Europe ? Une situation qui impacte également le secteur MICE lié aux réunions, séminaires, incentives, congrès et salons. « L’important était de montrer que nous sommes présents pour favoriser la reprise économique, précise une porte-parole de la SNCF. D’autres mesures pourraient être décidées à terme si les voyageurs d’affaires faisaient valoir certains besoins« . Une nécessité, la clientèle business pesant 40% du chiffre d’affaires TGV.