
Spécialiste – et leader mondial – dans le domaine du travail hybride, IWG a passé à la loupe 40 destinations pour établir son palmarès « Tracances » de 2025, son 3e classement « Work from Anywhere« . Climat, connectivité Internet, disponibilité d’espaces de travail flexibles, prix des visas nomades digitaux ou encore proximité des plages : 12 critères ont été identifiés pour couvrir à la fois les impératifs business et l’offre loisirs. Et à ce petit jeu, c’est Tokyo qui s’impose selon IWG.
La capitale du Japon atteint un score de 91/120. Une performance qui repose sur des atouts bien connus de la destination en matière de connectivité ou de réseau de transports, – et bien sûr de l’aura culturelle de Tokyo – mais aussi par de initiatives plus récentes comme le visa pour nomades digitaux lancé l’an dernier. Celui-ci permet des séjours jusqu’à 12 mois à un coût compétitif, comme le soulignent les auteurs du classement.

Tokyo détrône ainsi Budapest, vainqueur du précédent palmarès IWG, qui se maintient toutefois sur le podium (3e). A l’inverse de Tokyo, la capitale hongroise (89,5/100), est pénalisée par les évolutions liées aux visas. Quant à Rio de Janeiro, 2e destination bleisure avec une note de 90/100, elle surfe notamment sur le déploiement de la 5G dans toute la ville, et sur l’amélioration de l’offre de coworking. Les auteurs du rapport saluent également « une politique volontariste pour attirer les télétravailleurs ».
Notons par ailleurs l’entrée de Paris dans le Top 10, même si la capitale française reste pénalisée par le coût de la vie. Parmi les autres nouveaux entrants du top 10 IWG figurent Rome (8e) mais aussi la Valette 510e) en Europe, et Séoul (4e) pour l’Asie.
« Nous observons une forte hausse du nombre de professionnels prolongeant leurs séjours pour télétravailler, ou choisissant de vivre à l’étranger en tant que nomades digitaux » note Mark Dixon, Fondateur et PDG d’IWG. Il poursuit : « Grâce au modèle hybride et aux technologies cloud, les salariés peuvent désormais travailler là où ils sont le plus efficaces, que ce soit dans un espace local ou à l’autre bout du monde. Pour beaucoup, les longs trajets quotidiens appartiennent au passé, au profit d’un nouveau mode de vie plus équilibré ».
Le patron d’IWG se montre confiant quant à la pérennité de cette demande : pour Mark Dixon, « Ce phénomène est durable, notamment en été, car de plus en plus d’entreprises adoptent des politiques de télétravail et de « travail de n’importe où« . Cela favorise l’équilibre vie pro/perso, réduit le burnout et génère des gains de productivité significatifs. Selon notre rapport avec Arup, les entreprises qui misent sur des espaces de travail de proximité dans leur stratégie de localisation pourraient enregistrer une hausse de 11 % de la productivité en cinq ans, un avantage décisif pour les employeurs et les talents dans la guerre mondiale des compétences », assure le PDG d’IWG.


















