Le rachat par Korean Air de sa concurrente Asiana Airlines puis la fusion des deux compagnies continuent d’être questionnés par la Commission Coréenne pour une concurrence équilibrée (KFTC ou Korean Fair Trade Commission). L’examen de l’acquisition d’Asiana Airlines par Korean Air vient ainsi d’être prolongé jusqu’à octobre.
En janvier, Korean Air a signalé son acquisition d’Asiana Airlines à neuf pays, qui entretiennent un trafic important avec la Corée. La Thaïlande est le troisième pays à avoir tout juste approuvé l’idée de la fusion – après la Turquie et Taïwan. Mais il reste pourtant encore à convaincre la Chine, les Etats-Unis, le Japon,...
Le rachat par Korean Air de sa concurrente Asiana Airlines puis la fusion des deux compagnies continuent d’être questionnés par la Commission Coréenne pour une concurrence équilibrée (KFTC ou Korean Fair Trade Commission). L’examen de l’acquisition d’Asiana Airlines par Korean Air vient ainsi d’être prolongé jusqu’à octobre.
En janvier, Korean Air a signalé son acquisition d’Asiana Airlines à neuf pays, qui entretiennent un trafic important avec la Corée. La Thaïlande est le troisième pays à avoir tout juste approuvé l’idée de la fusion – après la Turquie et Taïwan. Mais il reste pourtant encore à convaincre la Chine, les Etats-Unis, le Japon, l’Union Européenne et le Vietnam. Ce qui est loin d’être gagné !
D’autant que la KFTC en prolongeant son investigation sur les conséquences économiques de la fusion Korean Air-Asiana Airlines met en exergue un malaise existant. En effet, des inquiétudes agitent régulièrement l’opinion publique et les milieux politiques sur une éventuelle hausse des tarifs aériens post-fusion.
La crainte d’une hausse des prix
Selon un rapport du représentant Park Sang-hyuk du Parti démocratique de Corée, la nouvelle entité détiendrait effectivement une part de marché de plus de 50 % sur 32 des 143 liaisons internationales exploitées par les deux compagnies. En particulier, la compagnie détiendrait un monopole absolu sur sept liaisons. Cela comprend les liaisons de Séoul vers Chicago, Los Angeles et New York aux Etats-Unis. Dans le reste du monde, sont concernées les lignes avec Barcelone, Sydney, Palau et Phnom Penh. Sur les liaisons de Séoul vers Delhi, Honolulu, Phuket et Rome, la part de marché du futur géant aérien coréen atteindrait 75 %. La crainte donc d’un contrôle exercée par Korean sur la fixation des tarifs apparaît très plausible.
Korean Air s’en défend. Elle a déclaré à plusieurs reprises qu’il n’y aurait pas d’augmentation injustifiée des tarifs aériens. La raison invoquée est les restrictions gouvernementales sur les tarifs. L’Etat impose en effet un plafond pour la fixation des prix. De plus, si la concurrence coréenne va certainement faiblir, le grand nombre de compagnies étrangères sur le marché va continuer à peser sur les prix.
Néanmoins, les inquiétudes concernant une hausse des tarifs subsistent. Car la plupart des tarifs actuels restent très inférieurs à cette limite maximum fixée par l’état. Le KFTC a ainsi analysé les tarifs pratiqués sur cinq lignes entre Corée et Etats-Unis. Pour conclure que la tarification actuelle était de 31% à 42% inférieures à ce fameux plafond. Ce qui donc laisserait une certaine marge à Korean Air pour faire grimper les prix. Quant à l’argument avancé par Korean Air sur la présence de compagnies étrangères, il n’est pas vrai sur un certain nombre de liaisons. Les experts du secteur soulignent donc que des mesures plus coercitives de contrôle seront nécessaires avant d’approuver la fusion.