British Airways mise toujours plus sur l’aéroport de Gatwick

BA Euroflyer, la filiale de British Airways sur l'aéroport de Londres Gatwick, va voir sa flotte s'étoffer de 8 appareils supplémentaires et de nouvelles destinations.
British Airways
L'aéroport de Gatwick perd sa liaison sur New York par British Airways cet hiver ( Photo: Gatwick Airport, Ref CGA01202d, DH)

Londres Gatwick redevient peu à peu un aéroport stratégique pour British Airways, par le biais de sa filiale BA Euroflyer. Cette dernière, basée sur l’aéroport du Sud londonien, a déjà une flotte de 18 avions – Airbus A320 et A321. La compagnie dessert cet été 48 destinations.

Sur la France, Euroflyer a lancé le 27 mai trois vols hebdomadaires vers Montpellier en A320. Les vols décollent chaque mardi, jeudi et samedi. Les autres nouvelles destinations sur l’été 2023 comprennent Corfu et Mykonos en Grèce ainsi que Salzbourg en Autriche.

Pour la saison hiver, la compagnie va renforcer ses liaisons sur Genève et Turin et inaugurer huit vols hebdomadaires sur Innsbruck.

BA Euroflyer dispose ainsi d’une capacité totale de 72 200 sièges par semaine cet été, soit 13 000 sièges supplémentaires qu’en 2022. Sa part de marché exprimée en sièges s’élève à 12,7% à laquelle on peut rajouter les 6,3% de la filiale d’IAG, Vueling. Les 19% de parts de marché en sièges font du tandem Euroflyer/Vueling le second groupe le plus important à Gatwick. Cependant, les deux compagnies restent très éloignées d’Easyjet. Le transporteur low-cost a en effet une part de 47,9% en sièges cet été.

Gatwick retrouve de fait sa dynamique, se repositionnant de nouveau comme une alternative à Londres-Heathrow. La plateforme a vu le retour ou l’arrivée de nombreuses compagnies intercontinentales. Comme Air China, Saudia, Air Mauritius ou Norse Atlantic.

L’an dernier, l’aéroport a accueilli 32,8 millions de passagers, soit 70,4% de son niveau de 2019. A fin juin 2023, l’aéroport avait accueilli 18,49 millions de passagers, soit une forte hausse de 41%. Le nombre total de passagers au premier semestre n’est plus que de 17% inférieur aux chiffres de 2019.