
C’était à prévoir : le conflit entre l’Iran et Israël s’est immédiatement traduit par une suspension des vols et des changements de trajectoires dans le secteur aérien. Avec la montée des tensions dès vendredi, beaucoup de compagnies aériennes ont décidé de suspendre leurs fréquences dans la région. Ce qui a concerné Israël, l’Iran, mais aussi les pays proches tels l’Irak, la Jordanie et le Liban. S’en est suivie une cascade d’annulations ainsi que des retards. Beaucoup de compagnies aériennes ont en effet pris une route aérienne plus au sud afin d’éviter la zone en conflit. Avec des temps de vol éventuellement allongés entre l’Europe et l’Asie.
Retour à la quasi-normale ce lundi
Cependant, dès dimanche, tous les pays avaient réouvert leur espace aérien. Mais les difficultés restent. Swiss a annoncé ainsi suspendre jusqu’à changement ses liaisons sur Tel Aviv. EasyJet a annoncé suspendre jusqu’au 21 avril ses liaisons sur Tel Aviv. A noter qu’Austrian Airlines a également suspendu toutes ses liaisons sur Téhéran jusqu’à nouvel ordre. La compagnie avait encore affirmé poursuivre ses vols à des horaires différents la semaine dernière.
Ce lundi, Air France a annulé sa liaison sur Tel Aviv. Mais dès mardi, le vol AF958 décollant à 9h30 de Paris reprendra du service. De son côté les vols El Al sont tous maintenus. Tout comme le vol de Royal Jordanian au départ de Paris (départ à 16h00) et celui de Middle East Airlines vers le Liban (départ 13h40). Air France a également repris ses fréquences vers Beyrouth.
La grande majorité des compagnies aériennes évitent désormais l’espace aérien iranien. Ce qui peut entraîner effectivement des retards entre Europe et Asie. Par exemple, ce 15 avril au matin à Roissy CDG, les vols Air France sur Dubaï et Singapour étaient retardés selon le site Flightradar24.com. Et des incertitudes régnaient sur l’heure de départ du vol Thai Airways International depuis la capitale française.
Mieux vaut donc reconfirmer les horaires de départ avec son transporteur respectif. D’autant que l’autorité européenne de régulation de l’aviation vient de réaffirmer sa recommandation aux compagnies aériennes de faire preuve de prudence dans les espaces aériens israélien et iranien. Elle a cependant précisé qu’aucun survol civil n’avait été mis en danger durant les tensions du week-end. L’AESA (Agence européenne de la sécurité aérienne) continuera de surveiller de près la situation pour évaluer tout ce qui pourrait atteindre à la sécurité des avions immatriculés dans l’UE.

















