
Ils sont exactement 187 travel managers à s’être prêté au jeu des questions réponses avec BCD Travel. 187 témoins de l’évolution du métier, pour le meilleur et pour le pire, serait-on tentés de résumer. D’après les résultats de l’enquête menée par la TMC, les responsables voyages passent justement la majorité de leur temps…. à gérer les relations avec leur agence de voyages d’affaires (53%). La stratégie de la politique voyages (47%) et la communication avec les collaborateurs nomades (47%) mobilisent également l’emploi du temps du travel manager. Enfin, le reporting et la gestion des fournisseurs s’avèrent également chronophages (43%) d’après les résultats de l’enquête BCD Travel. Les auteurs du rapport notent par ailleurs que « Ces dernières années, les priorités ont évolué vers le contrôle des coûts, l’analyse des données, les changements sectoriels (tels que le NDC) et la technologie ».
Quid du fameux « scope » des travel managers ? Une chose est sûre, le champ des possibles s’est élargi au cours des dernières années. Près de 8 travel managers sur 10 (79%) en témoignent. Seuls 19% des sondés évoquent une tendance stable, et une part marginale (2%) témoignent d’un rétrécissement de leur champ d’action. Concrètement, outre le travel management (93%), les responsables voyages sont bien souvent en charge de l’expense, du MICE ou encore du duty of care. Un travel manager sur cinq (18%) est également en charge de la flotte automobile.

Le profil d’une équipe travel se limite souvent à un effectif de quatre à six collaborateurs dans un tiers des cas, voire à plus d’une dizaine de gestionnaires pour un quart des entreprises sondées. Le tout appuyé une fois sur deux ‘46%) par des consultants externes. Ces équipes en charge de la gestion des voyages dépendant dans la plupart des cas des achats (39 %), des finances (19 %) ou des ressources humaines (11 %), ce qui, selon BCD, souligne l’alignement étroit entre la gestion des voyages et les fonctions de budgétisation de l’entreprise.
Ce qui ressort de cette enquête publiée par BCD, c’est également la diversification des activités et des interlocuteurs auxquels sont confrontés les travel managers. D’après l’agence de voyages, « alors que les gestionnaires de voyages font face à de nouveaux défis, leur rôle s’est élargi pour inclure le sourcing voyages (68%) et la gestion des paiements et des dépenses (51%), certains assumant des tâches d’approvisionnement ou de gestion au-delà des voyages ». Les interactions les plus récurrentes au sein de l’entreprise concernent les équipes financières (58%) – avec lesquelles les travel managers échangent chaque semaine voire quotidiennement et les achats (43%).

In fine, le caractère éminemment stratégique du poste serait perceptible dans son aspect central vis-à-vis de projets multidisciplinaires. L’étude BCD note en effet que « la collaboration interdépartementale est en hausse, 71% des équipes de voyage étant impliquées dans des projets multi-départements, ce qui reflète un rôle stratégique accru dans les initiatives à l’échelle de l’entreprise. Au cours des dernières années, l’engagement avec les équipes financières, de développement durable et de sécurité a le plus augmenté, alignant la gestion des voyages sur le contrôle des coûts, la responsabilité environnementale et le duty of care ».
Vice-président exécutif des ventes mondiales et du marketing chez BCD, Jorge Cruz témoigne : « Cette enquête montre à quel point les travel managers sont devenus essentiels à la réussite des entreprises. Ils gèrent des relations complexes avec les parties prenantes, favorisent le développement durable et prennent des décisions fondées sur des données qui s’alignent sur les objectifs plus larges de l’entreprise ».
Et l’épanouissement professionnel dans tout ça ? A en croire la TMC, les responsables voyages sont globalement satisfaits de leur travail : « Malgré ces défis, les gestionnaires de voyages sont satisfaits de leur niveau d’autorité, du soutien des parties prenantes et de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, bien que l’évolution de carrière reste un domaine à améliorer », résument les auteurs du rapport.

On notera enfin que, même si les résultats tardent encore trop souvent à se faire sentir au sein de la population des voyageurs, la dynamique est là : le travel est plus que jamais associé à l’environnement. D’après l’enquête de BCD Travel, le département Développement durable est celui avec lequel les interactions des travel managers ont le plus progressé au cours des dernières années, avec la finance et la sécurité.

















