
Depuis le 1er juillet, les passagers voyageant en classe économique sur Lufthansa n’ont plus la possibilité de choisir leur siège gratuitement lors de l’ouverture du check-in en ligne. La compagnie attribue automatiquement un siège au moment de l’enregistrement. Et si cela ne convient pas au voyageur – par exemple un siège de milieu de rangée, généralement détesté de la plupart des voyageurs – il faudra payer pour changer. Le service était jusqu’au mois dernier gratuit. Avec la disparition de cette « petite faveur » offerte par les compagnies du groupe Lufthansa, le groupe allemand se rapproche toujours plus des prestations des compagnies low-cost en termes de services.
La mesure, déjà appliquée sur certaines lignes court et moyen-courriers, s’étend désormais à de nombreux billets long-courriers en classe Économique et Premium Economy, notamment les tarifs Light, Green ou encore Comfort.
Le conseil est donc de réserver dès l’achat d’un billet son siège. Car la facture peut être élevée pour un changement de siège à la dernière minute. Sur Lufthansa, Austrian, Brussels Airlines et ITA, le coût peut atteindre 45€. Et sur Swiss -Confédération helvétique oblige- on peut arriver à 52 CHF (54,50 €). Le prix à payer varie de fait selon la destination…
Bon prince, le Lufthansa Group offre cependant la gratuité du changement de siège aux détenteurs de billets totalement flexibles ainsi qu’aux membres HON Circle et Senator continuent de bénéficier de la gratuité. Le groupe précise également qu’il s’efforcera toujours de placer ensemble les familles et les groupes lorsque les conditions opérationnelles le permettent.
La justification de Lufthansa
Le groupe Lufthansa justifie cette évolution par le besoin d’offrir la structure tarifaire « plus transparente et plus flexible », en permettant aux clients de ne payer que pour les services qu’ils souhaitent utiliser.
Les différentes familles tarifaires offriraient ainsi des niveaux de services et de flexibilité adaptés aux besoins de chacun, tandis que des options comme le choix du siège relèveraient désormais d’un service à la carte. Certes, mais un minimum de services offert même sur les tarifs les plus réduits permet de distinguer les compagnies traditionnelles des low-cost. Mais face à la nécessité d’accroître ses recettes sur les services annexes, cela ne semble guère être un argument… Quelle sera donc la prochaine étape?


















