Dossier - Cartes affaires : paiement sur la voie de la dématérialisation

« Depuis 2009, nous estimons avoir réalisé 15 millions d’euros d’économies » : Abdelaziz Bougja, Veolia et Marco Polo

Abdelaziz Bougja est chargé de mission chez Veolia et président du “think tank” Marco Polo.

Les solutions de paiement représentent-elles un gisement d’économies ?

Abdelaziz Bougja – C’est indiscutable. Les grandes entreprises et les PME, en fonction de leurs volumes de dépenses, ont tout intérêt à déployer des solutions de paiement au vu des économies qui en découlent. Prenez la carte logée : chez Veolia, nous avons un outil en ligne à travers lequel passe 90% des réservations avec, derrière ce moyen de paiement invisible pour le voyageur, des solutions en matière de reporting et de facturation. À partir du moment où vous avez un outil bien paramétré, vous pouvez diminuer par cinq le coût lié à l’agence de voyages.
Notre TMC délègue six personnes pour s’occuper du compte Veolia. Combien sont-ils pour d’autres entreprises ? Quarante quelquefois.
Depuis 2009, nous estimons avoir réalisé 15 millions d’euros d’économies. Le traitement de chaque opération coûte entre 40 à 60 euros à notre département comptabilité. Si vous réalisez 300 000 transactions par an, je vous laisse imaginer le potentiel d’économies.

Êtes-vous en faveur d’un déploiement plus large des cartes Corporate au sein des entreprises ?

A. B. Nous avons à notre disposition cette solution de paiement pratique, qui facilite grandement le traitement des factures et des bons de commande. J’invite les entreprises à prendre cela en compte. Nous sommes en train, chez Veolia, de déployer cette solution pour que tout salarié amené à se déplacer en soit pourvu. Il n’y a pas de raison de ne pas donner de carte Corporate
à nos collaborateurs. Ils sont tout à fait responsabilisés, puisqu’étant débités sur leurs propres comptes.

Qu’en est-il de ces nouveaux moyens de paiement virtuels ?

A. B. La carte virtuelle n’est pas encore totalement entrée dans les mœurs, mais ça va arriver. Pour des commandes de faible montant, s’il faut les formaliser, faire un bon de commande, le coût de la demande est au final supérieur à la dépense elle-même. Et, en plus des économies de transaction, la carte virtuelle offre une bonne traçabilité des dépenses qui pourront être intégrées dans l’ERP en bout de chaîne. Pour le paiement sans contact, il faut tout d’abord qu’il y ait un équipement plus large. J’attends donc de voir. Mais, là aussi, cela peut avoir son intérêt pour les petites dépenses.

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