
« Négocier un tarif, c’est bien. Le faire appliquer, c’est mieux » : tel est en substance le message envoyé par HRS et la fondation GBTA, à travers leur dernière publication conjointe. Les deux spécialistes du business travel ont analysé plus de 23 000 tarifs négociés par 32 entreprises multinationales clientes de HRS, parmi un portefeuille de 350 000 hôtels dans le monde, entre les mois d’avril et de mai 2016. Le constat est clair : le contrôle est trop épisodique pour être efficace. En effet, à peine 2 % des entreprises réalisent un contrôle hebdomadaire des tarifs hôteliers. Dans 7 % des cas, un contrôle a lieu une fois par mois. Une entreprise sur trois (33 %) ne contrôle les tarifs que lors de son enregistrement.
Dans la moitié des cas (48 %), ce contrôle est effectué manuellement, en interne, tandis que 40% des acheteurs comptent sur les voyageurs pour leur signaler les tarifs incorrects. L’agence de voyages d’affaires (TMC) est sollicitée dans 30 % des cas, contre 19 % pour le fournisseur de services hôteliers.
« Les acheteurs voyages consacrent beaucoup de temps et de moyens à négocier des tarifs de chambres et des services auprès des hôtels. Mais cet investissement ne vaut la peine que si les tarifs et les services négociés sont effectivement accessibles aux voyageurs », rappelle John Baird-Smith, Directeur de HRS France. « Les résultats de cette étude révèlent qu’il est important de contrôler les tarifs, même si la plupart des entreprises n’en ont pas encore conscience ».
En effet, l’étude HRS-fondation GBTA pointe des écarts de tarifs plus ou moins réguliers. Ainsi, 33 % des entreprises ont trouvé des écarts à un rythme significatif, dans plus de 20 % des cas. Pour 37% des acheteurs, ces écarts se limitent néanmoins à une fréquence relativement faible – 5 % des cas – mais mériteraient néanmoins des contrôles plus réguliers.

















