
Permettre aux particuliers d’acquérir des billets non utilisés par un autre passager à la suite d’un imprévu : c’est l’objectif de la plate-forme FlexFly, lancée par Air France en avril dernier, puis testé par la compagnie durant quelques mois. Son principe se calque sur celui des plates-formes de l’économie participative. Par le biais de Flexfly, un passager peut remettre sur le marché un billet qu’il ne pourra pas utiliser. S’il trouve acquéreur, FlexFly s’engage à lui reverser 50% du prix du billet, le reste servant à rémunérer les services de FlexFly et les compagnies aériennes impliquées.
Pour Air France, l’idée est séduisante et peut lui permettre de limiter les effets néfastes du no- show et donc de maximiser les taux de remplissage de ces avions. Le voyageur revendeur y trouve également son compte. Plutôt que de perdre l’intégralité de son billet – s’il s’agit bien sûr de billets à tarifs préférentiels avec astreintes financières –, la revente via FlexFly lui permet de récupérer au moins la moitié de sa mise. Quant à l’utilisateur final, Air France lui garantirait via FlexFly des tarifs de 25% moins chers que ceux proposés sur son propre site.
Est-ce qu’une telle offre pourrait séduire la clientèle d’affaires ? Air France, à travers le site FlexFly, indiquait vouloir plutôt viser une clientèle jeune et l’encourager à voyager. L’irrégularité de l’offre – le site ne revendrait effectivement que des billets non utilisés – crée un élément aléatoire et difficilement prévisible.
De fait, seules quelques lignes du réseau Air France pourraient être utilisées par un voyageur d’affaires individuel ou par une PME via FlexFly, celles où l’offre est conséquente comme sur Paris-New York ou Paris-Montréal où il est probable qu’une dizaine de billets se libèrent chaque jour en raison de l’importante offre sur ces marchés. Paris-Tokyo, Paris- Antilles et Paris-La Réunion pourraient éventuellement avoir un certain potentiel pour le produit FlexFly pour les déplacements professionnmes tout comme certaines lignes moyen-courriers d’importance. Comme par exemple Paris-Moscou ou Paris-Dubai. Mais l’offre FlexFly tient tout de même plus du domaine de la loterie… Si certains hommes d’affaires sont joueurs !

















