Aéroports de Paris s’attend désormais à un recul de son trafic en 2026

Passagers à l'embarquement à CDG2 (Photo: Luc Citrinot)

Avec une accélération de la baisse du trafic passagers en septembre (-1,6%), Aéroports de Paris table désormais sur un léger recul de son activité sur l’ensemble de l’année 2026. A la hausse des taxes gouvernementales sur l’aérien se sont désormais ajoutées une dégradation des conditions économiques en France et l’envolée des cours du pétrole, qui pèsent sur le prix des billets.

On savait le transport aérien en France dans une mauvaise passe. Le groupe Aéroports de Paris, gérant des deux principales plateformes parisiennes d’Orly et Roissy CDG le confirme: le trafic passagers a reculé de 0,4% sur les neuf premiers mois de 2026, soit un total de 80,89 millions de voyageurs. La baisse s’établit à -0,9% à Orly et à -0,2% à Roissy.

A l’international, les segments géographiques les plus touchés sur les neuf premiers mois sont, sans surprise, le Moyen-Orient en chute de 12,9%, l’Amérique latine en recul de 3,3% et l’Amérique du Nord, en baisse de 1,5%. 

L’Europe reste stable avec une croissance de 0% et de +0,2% dans l’espace Schengen. Le trafic passagers entre Paris et l’Afrique affiche une hausse modeste de 0,7% tandis que l’Asie-Pacifique affiche les plus forts taux de croissance à +3,3%. 

Le recul du trafic en septembre signale-t-il une tendance sur le long terme? 

Néanmoins, la tendance au recul se confirme en septembre. Le trafic passagers a perdu 1,6% d’une année sur l’autre. La baisse est spectaculaire à Orly qui, sur le mois de septembre, a enregistré une baisse de trafic de 7,9%. Seule bonne nouvelle: le trafic augmente de nouveau à CDG, en hausse de 1,5% sur le mois de septembre. Au tassement visible de la demande loisirs, s’opposerait une certaine résilience du trafic affaires, plus présent à Roissy. 

Compte tenu de ces tendances et du trafic enregistré au cours des 9 premiers mois, le Groupe ADP révise son hypothèse de trafic passagers à Paris en 2026. Elle est désormais attendue en légère décroissance par rapport à 2025 (vs. une croissance annuelle précédemment attendue autour de 0,5 %). Le Groupe anticipe un EBITDA courant pour 2026 dans le bas de la fourchette de ses prédictions, autour de 2 300 à 2 350 millions d’euros, annoncée lors de la publication des résultats semestriels 2026.