
L’Incentive Research Foundation (IRF) et la Society for Incentive Travel Excellence (SITE) ont présenté le 13 octobre, au salon IMEX America, l’édition 2026 de leur Incentive Travel Index. Réalisée avec le cabinet Oxford Economics, l’étude s’appuie sur les réponses de 2 100 professionnels du « voyage de stimulation », acheteurs comme fournisseurs. Ce marché incentive affiche une relative stabilité. Ainsi, 62 % des répondants prévoient une activité équivalente en 2027, et près de 26 % anticipent une hausse. La dépense moyenne par participant progresse par ailleurs de près de 8 % sur un an.
Cette stabilité masque toutefois des tensions. Plus de 60 % des professionnels constatent que l’instabilité géopolitique perturbe déjà les destinations qu’ils utilisent. « L’Index 2026 souligne que les responsables de programmes d’incentive doivent faire des choix stratégiques à chaque étape du cycle du programme. Ceux qui exploitent de meilleures données, travaillent en étroite collaboration avec leurs partenaires et placent le participant au cœur des décisions seront les mieux placés pour démontrer la valeur du voyage d’incentive », estime Stephanie Harris, présidente de l’IRF.
L’accès aérien et la sécurité, premiers filtres
La capacité aérienne devient un enjeu de court terme. En effet, 40 % des acheteurs américains citent la difficulté à sécuriser des sièges, contre 12 % dans l’édition précédente. La sécurité des participants reste le premier motif d’exclusion d’une destination pour ces acheteurs (53 %). Suivent un accès aérien difficile (42 %) et les facteurs géopolitiques (31 %). Les Etats-Unis eux-mêmes pâtissent du contexte : 64 % de l’ensemble des répondants estiment que les récents événements politiques entraîneront un recul des voyages d’incentive vers le pays. « La valeur du voyage d’incentive repose sur une expérience que les participants ont envie de mériter et qu’ils peuvent rejoindre en toute confiance », résume Padraic Gilligan, responsable du conseil et de la recherche chez SITE.
L’IA s’installe dans la préparation des programmes
Parallèlement, l’intelligence artificielle gagne du terrain. Ainsi, 80 % des acheteurs américains l’utilisent ou prévoient de l’utiliser pour rechercher des destinations et préparer leurs programmes, contre 58 % en 2025. Le rapport complet aborde aussi les arbitrages budgétaires, l’évolution de l’attractivité des destinations, la logistique transfrontalière et la place de l’incentive dans les stratégies d’expérience collaborateur. Pour les agences et les organisateurs européens, ces résultats invitent à surveiller de près les capacités aériennes et le contexte géopolitique des destinations. Le recul anticipé des Etats-Unis pourrait par ailleurs rebattre les cartes au profit d’autres destinations long-courriers ou européennes.





















