Air France et le groupe Lufthansa évitent désormais Hong Kong

Les trois compagnies du groupe Lufthansa et maintenant Air France se retirent temporairement de Hong-Kong, en raison des restrictions de mouvements qui pleuvent sur la ville chinoise. British Airways reprend cependant ses liaisons le 18 décembre après une suspension de trois semaines.
Le satellite Midfield de l'aéroport de Hong Kong (Photo : ©Airport Authority Hong Kong)

Si l’aéroport international de Hong Kong a été un grand hub mondial avec des vols pour le monde entier, la pandémie de covid décime la plate-forme. Et lui fait perdre son statut d’aéroport global.

Hong Kong International avait accueilli 71,54 millions de passagers en 2019. En 2020, la plate-forme avait encore accueilli 8,8 millions de voyageurs. Mais 2021 s’apparente à une « Bérézina ». Sur une période de 12 mois courant de novembre 2020 à octobre 2021, le nombre de passagers a atteint 1,25 million. Soit une chute de 93,6% par rapport à 2020. Et probablement la pire performance d’un aéroport dans le monde.

Les règles d’entrée à Hong Kong ne cessant de se durcir, de plus en plus de compagnies aériennes jettent temporairement l’éponge. Alors que Cathay Pacific continue de réduire le nombre de ses vols en raison des trois semaines de quarantaine imposées à ses pilotes, British Airways annonçait dès la fin novembre suspendre ses vols depuis Londres Heathrow en raison du confinement de ses pilotes suite à un cas de Covid. La compagnie indiquait cependant que la décision était temporaire.

Selon le site de réservation du transporteur britannique, des vols sont de nouveau planifiés à partir du 18 décembre. Ses concurrents, Cathay Pacific et Virgin Atlantic continuent de relier Heathrow à Hong Kong.

Air France et le groupe Lufthansa se retirent

A peine relancée en novembre, l’unique fréquence hebdomadaire qu’Air France exploite entre Paris CDG et Hong Kong est désormais suspendue. Selon une information de la compagnie, Air France cesse la desserte de la métropole chinoise jusqu’au 26 mars prochain.

Le groupe Lufthansa a également suspendu en décembre et janvier ses vols sur Hong Kong. Les trois compagnies internationales du groupe – Austrian Airlines, Lufthansa et Swiss– n’offrent aucun vol sans escale depuis l’Europe. A l’exception notable d’un vol en code-share de Lufthansa sur Francfort-Hong Kong effectué par Cathay Pacific. Les autres possibilités de rejoindre la métropole chinoise existent via une escale à Bangkok.

A noter que la compagnie SAS Scandinavian Airlines a décidé dès mars 2020 de suspendre sa liaison historique Copenhague-Hong Kong. Sans perspective de reprise…

Alternances

Au départ d’Europe, si Air France a suspendu son unique vol hebdomadaire, il n’en est pas de même de KLM. Le transporteur néerlandais continue d’assurer des vols via une escale à Bangkok où son personnel navigant peut faire escale sans la quarantaine mortifère imposée dans le territoire semi-autonome. Jusqu’au 6 janvier, KLM propose de deux à trois vols hebdomadaires incluant donc l’escale de Bangkok. Elle repasse à cinq vols par semaine à partir de la mi-janvier.

L’une des compagnies les plus constantes sur Hong Kong reste cependant la finlandaise Finnair. Les vols ont lieu tous les jours sauf vendredi à l’aller et samedi au retour avec un A350-900 bi-classe. La compagnie vole avec un équipage double qui prend le relais pour le vol retour, évitant au personnel navigant de rester à Hong Kong, explique la compagnie.

A noter aussi que Turkish Airlines propose quatre vols hebdomadaires via son hub de Istanbul.

Pour mémoire, tout passager se rendant à Hong Kong doit effectuer une quarantaine de 21 jours dès qu’il met un pied sur le territoire chinois. Six tests sont prévus durant cet isolement.

Si un pays est considéré comme véhiculant le variant Omicron, le passager passe les sept premiers jours dans un centre de quarantaine à Penny Bay, aux allures de prison avec tests quotidiens. Au bout de sept jours, il peut finalement rejoindre l’hôtel réservé pour achever sa quarantaine. Pour l’instant, seuls des Etats Africains sont considérés transmettre le variant Omicron.