En mars 2020, le gouvernement thaïlandais avait décidé de fermer totalement les frontières du Royaume afin de se protéger contre la possible propagation du virus du Covid. Avec la fermeture des frontières, le gouvernement prenait sciemment le risque de priver le royaume de sa plus grosse ressource: le tourisme.
En 2019, le secteur du tourisme et des voyages avait rapporté 106,5 milliards de dollars à la Thaïlande, soit plus de 20% de son PIB. Les dépenses des étrangers dans le pays avoisinait ainsi 20% du volume des exportations… Et pourtant, à l’époque, le gouvernement assurait haut et fort que la Thaïlande devait sortir de cette trop...
En mars 2020, le gouvernement thaïlandais avait décidé de fermer totalement les frontières du Royaume afin de se protéger contre la possible propagation du virus du Covid. Avec la fermeture des frontières, le gouvernement prenait sciemment le risque de priver le royaume de sa plus grosse ressource: le tourisme.
En 2019, le secteur du tourisme et des voyages avait rapporté 106,5 milliards de dollars à la Thaïlande, soit plus de 20% de son PIB. Les dépenses des étrangers dans le pays avoisinait ainsi 20% du volume des exportations… Et pourtant, à l’époque, le gouvernement assurait haut et fort que la Thaïlande devait sortir de cette trop grande dépendance au tourisme.
Une vision teintée certainement d’arrogance. Car la disparition de 40 millions de touristes étrangers s’est avérée un véritable cataclysme. 18 mois après le début de la pandémie, force est de constater que l’économie du pays est à l’agonie. Le chômage est en forte hausse, et ce malgré la non-prise en compte des personnes travaillant dans le tourisme. Les experts estiment que la croissance 2021 ne devrait ainsi guère dépasser 1%. C’est la quatrième révision à la baisse des perspectives de croissance du Royaume.
Une vaccination trop tardive et trop lente a encore retardé un peu plus l’ouverture des frontières avec une forte augmentation des cas de covid depuis la mi-avril.
Ne reste donc qu’une solution : rouvrir le pays au plus vite. Les autorités ont ainsi mis au point un plan en quatre étapes qui va permettre de redonner de l’espoir à la population, de réamorcer la machine économique et aussi de satisfaire enfin des millions de voyageurs désireux de revenir dans le Royaume. Car pour le moment, les experts estiment que le Royaume pourrait n’accueillir que 380 000 touristes sur toute l’année 2021. Un chiffre équivalent à ce qu’était le tourisme autour de 1960 !
Le retour des touristes étrangers devient urgent
La condition est d’atteindre un taux de vaccination complet de 70% de la population. On en est encore loin. Selon le baromètre du taux de vaccination par pays de l’Université d’Oxford, 42% des Thailandais avaient reçu une première dose de vaccin et 23% avaient un cycle complet de vaccination au 27 septembre. Phuket, qui a rouvert sous conditions strictes aux touristes en juillet, affiche une couverture vaccinale plus élevée comme apparemment Bangkok (voir graphique). Les plans de réouverture de six provinces aux voyageurs vaccinés, ont été repoussés au 15 octobre, à l’exception de Krabi au sud. Cette dernière accueillera des touristes internationaux dès cette fin de semaine.
Pour les cinq autres provinces, qui comprennent notamment Bangkok, la ville de Chiang Mai au Nord et les stations balnéaires de Pattaya et Hua Hin, la possibilité de revenir sans quarantaine contrainte devrait débuter le 1er novembre. La date semble confirmée pour le moment selon Yuthasal Supasorn, le gouverneur de l’office de tourisme de Thaïlande TAT.
Les touristes vaccinés ne devraient effectuer qu’une période d’isolement de 7 jours dans l’hôtel de leur choix assortis de deux tests PCR sur place. Cette période avoisinait 14 jours jusqu’à présent. Les non-vaccinés seraient pour leur part forcés de faire une quarantaine comprise entre 10 et 14 jours selon le mode de transport. Seraient rouvertes ensuite une vingtaine d’autres provinces le 15 novembre puis le 1er décembre.
Un problème demeure pourtant : les coûts très élevés de tests PCR facturés 200 euros en Thaïlande, ainsi que l‘acquisition d’une assurance Covid couvrant des dépenses équivalentes à 100 000 US$. Deux éléments qui expliquent le relatif insuccès de la réouverture de Phuket au tourisme international. Seules 33 000 personnes ont profité de cette offre à fin septembre.
Bangkok devrait cependant attirer plus de voyageurs, y compris les voyageurs d’affaires et les organisateurs de MICE adeptes de la métropole thaïlandaise. Cette dernière retrouve d’ailleurs une grande partie de son activité habituelle dès le 1er octobre avec la réouverture de tous les cafés, bars, cinémas, théâtres ainsi que certains lieux de conférence.