Cathay Dragon rentre ses griffes

Cathay Dragon, filiale régionale de la compagnie de Hong Kong Cathay Pacific disparaît officiellement ce jour, victime d'un plan de restructuration drastique.

Cathay Pacific continue de souffrir plus que toute autre en Asie de la baisse du trafic aérien. A la pandémie du covid-19 s’ajoute pour le transporteur la réticence – justifiée ou non – de beaucoup de voyageurs à passer par Hong Kong en raison de la nouvelle loi de sécurité imposée par la Chine.

En septembre, les capacités de la compagnie hongkongaise ne représentaient que 9% de sa jauge habituelle. En moyenne, Cathay Pacific a transporté le mois dernier 1 568 passagers par jour avec un taux de remplissage de 25%. Soit un peu plus de 47 000 passagers sur tout le mois, une chute de 98% comparé à septembre 2019.

Selon Ronald Lam, Chief Customer & Commercial Officer du Cathay Pacific Group, la compagnie pense qu’elle n’opérera que 10% de sa capacité habituelle d’ici la fin de l’année.

Une capacité moyenne de 50% en 2021

Elle estime pouvoir proposer 25% de sa capacité au premier semestre 2021. Lissée sur toute l’année, la capacité moyenne offerte par la compagnie s’établirait à un peu moins de 50%, un chiffre qui dépendra en fait de la mise sur le marché d’un vaccin.

La compagnie a donc annoncé un plan de restructuration qui prévoit la suppression de 8 500 postes de travail, dont 600 hors de Hong Kong.

L’annonce la plus spectaculaire faite ce mercredi matin à la bourse de Hong Kong est la disparition dès le 21 octobre de Cathay Dragonair, filiale régionale du transporteur. Autrefois Dragonair, elle avait adopté le nom de Cathay Dragon en 2016, reflétant mieux son intégration dans le groupe. Elle desservait essentiellement des villes de Chine continentale et d’Asie.

La direction de Cathay attend maintenant que les autorités de tutelle approuvent le transfert d’une majorité des lignes de Cathay Dragon soit à Cathay Pacific, soit à son autre filiale low cost, Hong Kong Express.