Duty of care : International SOS pointe des lacunes dans les politiques voyages

A l’occasion de la publication de sa traditionnelle Travel Risk Map, International SOS dévoile un sondage mettant en évidence le besoin d’améliorer les politiques voyages en termes de "duty of care".

International SOS
Les entreprises n'accordent pas assez d'importance à la sécurité et au duty of care dans la définition de leur politique voyages selon International SOS

De salons en conférences, de livres blancs en articles de presse, la notion de duty of care est au cœur de toutes les attentions depuis déjà quelques années. Las, le passage de la théorie à la pratique s’avère pourtant laborieux… En effet, d’après une étude publiée par International SOS, les politiques voyages négligent encore trop souvent les aspects liés à la sécurité. Par exemple, certaines populations plus exposées à certaines menaces spécifiques ne font pas l’objet de mesures qui peuvent pourtant s’avérer nécessaires selon les destinations : un quart des entreprises (26 %) ont ainsi mis en place des mesures concernant les voyageuses d’affaires, et les considérations relatives aux voyageurs LGBTQ ne sont couvertes que par 9 % des polices d’assurance voyage. Quant aux salariés souffrant d’une déficience ou de problèmes de santé mentale, les politiques voyages ne prennent en compte ce paramètre que dans 10 % et 11 % des cas.

L’évaluation de la santé et de la sécurité des voyageurs doit tenir compte de l’individu

Pourtant, comme le souligne le docteur Doug Quarry, Directeur médical chez International SOS « L’évaluation de la santé et de la sécurité des voyageurs doit tenir compte de l’individu. Il ne s’agit pas seulement de la destination : le profil personnel du voyageur, y compris son sexe, son âge, son orientation sexuelle et son état de santé mentale, peut changer les risques auxquels il sera exposé ». Autre enseignement de l’étude : la cybersécurité est encore globalement « oubliée » dans la gestion du business travel, puisqu’un tiers (33%) des politiques voyages couvrent cette problématique pourtant sensible.

Ces lacunes dans les programmes voyages sont d’autant plus inquiétantes que nombre d’entreprises tablent sur un contexte de plus en plus anxiogène. En effet, 43 % des sondés s’attendent à ce que les risques liés aux déplacements augmentent en 2019. Notons néanmoins que la tendance était plus marquée lors de la précédente étude : l’an dernier, 52 % des personnes interrogées craignaient une augmentation du risque en 2018.