
Eurostar a dévoilé les résultats pour son exercice 2025 qui a vu le cap des 20 millions de passagers franchi. Soit une petite hausse de 3% de son trafic passagers pour un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros (+1,7%/2024) et un Ebitda de 337M€ (-2,6%). La compagnie filiale de la SNCF fait donc un peu moins bien que les 5% espérés, précisant que ce résultat a été obtenu « dans un contexte économique difficile, marqué par des pressions inflationnistes persistantes et des coûts d’infrastructure élevés, en particulier au Royaume-Uni ».
L’activité a été portée principalement par trois liaisons : Paris-Londres avec une hausse l’an dernier de +5 % du nombre de voyageurs, Paris-Bruxelles (+3,7%) et Paris-Amsterdam (+6,7 %) qui fête aujourd’hui les 30 ans de son exploitation via la capitale belge. La route Amsterdam-Bruxelles-Londres devrait devenir un relais de croissance grâce à l’ouverture il y a quelques mois du nouveau terminal de la gare d’Amsterdam Centraal qui a permis de tripler la capacité offerte et d’augmenter le nombre de rotations quotidiennes. Eurostar a investi depuis deux ans 20M€ dans la création de cette infrastructure.
Les premiers TGV Celestia attendus pour 2030
Eurostar parviendra-t-elle à tenir son objectif de 30 millions de passagers en 2030 ? La compagnie a prévu d’investir pas moins de deux milliards d’euros pour augmenter ses trafics et ouvrir de nouvelles liaisons européennes avec Londres-Francfort, Londres-Genève et Amsterdam-Bruxelles-Genève. Un accord a déjà été conclu avec la Deutsche Bahn pour exploiter la ligne entre l’Allemagne et la capitale britannique. Afin d’assurer ces développements, Eurostar a passé une première commande de 30 TGV Celestia, un dérivé de l’Avelia Horizon, le fameux TGV M que la SNCF doit mettre en circulation en septembre prochain. Les premiers trains sur une commande totale de 50 rames Celestia envisagées doivent rouler à partir de 2030 si Alstom arrive à respecter ce calendrier.

Dans le même temps, Eurostar s’est engagée à améliorer l’expérience client sur ces différents axes. La création du nouveau terminal d’Amsterdam participe de cette politique, en attendant le réaménagement du terminal parisien dans le cadre du projet « Future Gare du Nord » qui doit s’achever en 2029. D’ici la livraison de ses futures rames, le transporteur poursuit son programme de rénovation des anciennes rames Thalys débuté en 2022 afin d’améliorer le confort à bord pour les passagers voyageant sur le Vieux continent. Le transporteur entend ainsi se préparer à l’arrivée possible de concurrents sur ses principales routes, Virgin Train du milliardaire Richard Branson, Uber Train associé à Gemini Trains sans oublier Evolyn et FS Group afin de lancer sa compagnie Trenitalia sur le transmanche.




















