Fortaleza, nouveau hub transatlantique suite à l’accord Air France-GOL

La signature d’un accord de partenariat stratégique renforcé entre Air France/KLM et la compagnie brésilienne GOL va permettre de créer de nouvelles synergies non seulement entre les deux transporteurs mais aussi pour les usagers.

GOL DR
Air France et GOL ont renforcé leur partenariat stratégique pendant l'IFTM Top Resa

Suite à l’accord conclu durant le salon ITM Top Resa entre Air France KLM et GOL, le transporteur brésilien va pouvoir bénéficier de toute la force de vente Air France sur l’Europe. « Le but est de positionner l’alliance Air France/GOL comme la solution la plus efficace, la plus rapide pour voyager d’Europe au Brésil et vice et versa. Le but est aussi de vendre mieux encore nos produits sur cet axe », explique Zoran Jelkic, directeur général France Air France/KLM.

L’un des volets les plus importants de ce partenariat renforcé est d’offrir les meilleures connections entre le continent européen et le géant sud-américain. Cette stratégie se traduira notamment par l’ouverture au printemps prochain de lignes à destination de Fortaleza, dans l’Etat de Ceara.

Plus tôt la semaine dernière, Air France annonçait le lancement de la desserte de Fortaleza par sa nouvelle filiale hybride JOON dès le mois de mai. La nouvelle entité offrira deux vols par semaine depuis Paris CDG, complétés par le lancement en parallèle de trois fréquences hebdomadaires au départ d’Amsterdam par KLM.

la porte d’entrée la plus proche du Brésil depuis l’Europe

« Nous aurons donc dès ce printemps cinq vols par semaine qui garantiront la flexibilité nécessaire au voyageur d’affaires comme pour le loisirs. Notre choix de Fortaleza peut sembler peu ordinaire. Mais si l’on regarde sur une carte, la ville bénéficie d’une excellente localisation : elle est la porte d’entrée la plus proche du Brésil depuis l’Europe et elle permet d’accéder rapidement à tout le Nord-Est du pays mais aussi aux grandes métropoles que sont Rio ou Sao Paulo », précise Zoran Jelkic.

Fortaleza, nouveau hub brésilien

« Fortaleza est en plein boom économique avec de nombreuses sociétés internationales présentes dans la ville, notamment en raison de la présence du géant pétrolier brésilien Petrobras. Mais aussi parce que nous avons notre nouveau hub à Fortaleza, d’où nous connectons de nombreuses lignes domestiques », décrit Eduardo Bernardes Neto, COO de GOL.

Avec le lancement des lignes européennes, GOL va accroître sa capacité au départ de Fortaleza de 35%, offrant plus de 50 vols quotidiens vers une dizaine de destinations. « Nous offrons déjà les options de correspondance les plus rapides entre le Nord (Belem et Manaus) et le Nord-Est du Brésil (Fortaleza, Natal, Recife et Salvador). Nous allons encore améliorer cette offre avec nos deux vagues de connexion », promet Eduardo Bernardes Neto. “Nous sommes très optimistes sur cette ligne, car il existe un potentiel réel de développement du marché affaires mais aussi du tourisme. Fortaleza est peut-être moins connue que Salvador de Bahia, Manaus ou Rio, mais il y a une certaine appétence des voyageurs français pour les noms inconnus ! » ajoute encore Zoran Jelkic.
D’autant que les signes d’une reprise économique au Brésil se confirme après trois ans de traversée du désert.

Quant à GOL, elle propose aux passagers Air France le premier réseau en taille sur le Brésil avec quelque 700 vols quotidiens. La compagnie, née comme une pure low-cost, propose une classe unique en cabine mais son produit correspond aux standards classiques des transporteurs européens. « Nous proposons par exemple le wifi, avec la moitié de notre flotte équipée, un pourcentage qui devrait atteindre les 100% avant la fin de l’année. Nous avons des salons, cooptés également par Air France/KLM et Delta. Nous avons atteint 36% de part de marché sur les lignes intérieures brésiliennes et 33% de part de marché sur le seul segment corporate et affaires », décrit Eduardo Bernardes Neto. « De fait, nous ne sommes compagnie « low-cost » uniquement en raison de nos coûts de production parmi les plus bas du monde », souligne-t-il.