
La pénurie de pilotes est désormais devenu l’un des soucis majeurs pour les compagnies aériennes. Lufthansa, lors de la présentation de son activité du premier semestre 2022, la place en tête des facteurs de perturbation. La compagnie cite également des absences pour maladie et des évènements intempestifs.
Aussi, après avoir mis au chômage une partie de leur personnel durant la crise du Covid, de nombreux transporteurs sont désormais aux abois pour réembaucher face à une demande en forte augmentation. Face à cette équation impossible à résoudre à court terme – la situation devant de stabiliser en 2023 avec l’arrivée de nouveaux pilotes...
La pénurie de pilotes est désormais devenu l’un des soucis majeurs pour les compagnies aériennes. Lufthansa, lors de la présentation de son activité du premier semestre 2022, la place en tête des facteurs de perturbation. La compagnie cite également des absences pour maladie et des évènements intempestifs.
Aussi, après avoir mis au chômage une partie de leur personnel durant la crise du Covid, de nombreux transporteurs sont désormais aux abois pour réembaucher face à une demande en forte augmentation. Face à cette équation impossible à résoudre à court terme – la situation devant de stabiliser en 2023 avec l’arrivée de nouveaux pilotes sur le marché -, elles doivent se résoudre à réduire leurs vols.
Lufthansa n’a pas encore avancé de chiffres précis mais la compagnie allemande a déjà confirmé que son hub principal de Francfort serait probablement le plus affecté. Et que cela durerait jusqu’en mars 2023. SAS Scandinavian Airlines a en revanche déjà chiffré le nombre de vols annulés. Ils concerneront 1 600 vols sur les mois de septembre et octobre. Ils sont, selon la compagnie, la conséquence du mouvement de grèves de l’été.
L’aéroport de Francfort révèle l’effet Covid sur son personnelDans sa récente présentation des résultats du premier semestre 2022, l’aéroport de Francfort, hub principal de Lufthansa, démontre l’effet covid sur la masse salariale. Des chiffres détaillés analysent ainsi les pertes d’emplois par secteur. Pour l’année 2019, la masse salariale sur l’aéroport atteignait 20 797 employés, réparties entre 9 765 personnes travaillant dans l’assistance aéroportuaire (bagagistes, assistance avions, etc…); 6 719 dans des tâches administratives et 4 308 dans les services de sécurité. Au 30 juin 2022, cette masse salariale était inférieure de 21,7% à celle de 2019. Soit 4 512 emplois en moins. Le nombre d’agents de sécurité était en recul de 3,7%, soit 158 emplois disparus. Le problème réside surtout sur le secteur de l’assistance. Les emplois dans ce secteur d’activité sont passés à 7 391 agents, soit une baisse de près de 22%. Ce qui explique en grande partie les retards au départ des avions et les problèmes de bagages du hub de Lufthansa. |
Enfin, aux Etats-Unis, la pénurie de pilotes entraîne aussi des annulations de vols, en particulier sur le mois de novembre. Le mois est en effet très chargé en raison des vacances de Thanksgiving. Selon les analyses des consultants travaillant sur les capacités aériennes, American Airlines réduirait de près de 29 000 le nombre de ses fréquences en novembre, soit plus de 12% de sa capacité totale. Delta serait le second transporteur à supprimer le plus de fréquences. La compagnie supprimerait ainsi près de 4 300 vols, soit 3,3% de son offre totale.


















