
La Commission européenne a annoncé le 13 février son accord sur la fusion de Korean Air et d’Asiana Airlines.
Cette décision suit celle donnée par la Japan Fair Trade Commission (JFTC) le 31 janvier dernier. Cette dernière avait alors approuvé l’intégration d’Asiana dans Korean Air à condition de préserver la concurrence.
La JFTC estimait en effet qu’il y aurait monopole du groupe Korean Air/Asiana et de ses filiales low cost (Air Busan, Air Seoul et Jin Air) sur 7 lignes. Korean Air a donc confirmé céder certains de ses créneaux horaires de Séoul vers Fukuoka, Nagoya, Osaka et Sapporo ainsi que de Pusan vers Fukuoka, Osaka et Sapporo.
T’way Air remplacera Asiana à Paris
14 autorités devaient approuver la fusion. La 13ème à le faire est donc la Commission Européenne. Là encore, Korean Air s’engage à aider à l’établissement d’un nouveau transporteur coréen qui viendra la concurrencer.
Le transporteur soutiendra ainsi le lancement par la compagnie coréenne T’way Air de lignes depuis Séoul vers Barcelone, Francfort, Paris et Rome. Le nouveau transporteur devrait inaugurer certaines de ses nouvelles lignes au second semestre 2024. En 2022, la fréquentation passagers sur l’axe France-Corée s’élevait à 320 000. Soit une chute de 53,5% par rapport à 2019…
Korean Air annonce également qu’elle suspendra l’ensemble des activités fret exploitées par Asiana en Europe.
Reste désormais à convaincre les autorités américaines du bien fondé de la fusion. L’axe Corée/Etats-Unis est en effet le dernier grand marché de Korean Air et Asiana. Mais le feu vert des autorités américains pourrait cependant tarder. En effet, l’administration Biden est jusqu’à présent plutôt hostile aux fusions dans le transport aérien. Mais les élections américaines sont proches !

















