Clermont vaut bien un Grand Mess

Clermont-Ferrand aura la primeur, à partir du 19 décembre, d'un nouveau concept lifestyle, l'hôtel Grand Mess, mêlant lieux festifs, chambres chaleureuses et salles de séminaires.
Grand Mess, un nouveau concept hôtelier contemporain attendu à Clermont-Ferrand fin août.
Grand Mess, un nouveau concept hôtelier contemporain attendu à Clermont-Ferrand fin août.

Réactualisé le 13/12 à 11h30

Paris n’a pas, ne doit pas avoir le monopole de l’hôtellerie lifestyle. C’est le parti-pris d’une nouvelle marque, Grand Mess, qui apparaîtra dans quelques jours, le 19 décembre, à Clermont-Ferrand avant de voir aboutir un autre projet à Lyon, dans trois ans. « A part Paris, beaucoup de métropoles régionales proposent une offre assez standardisée, fonctionnelle, mais qui ne fait pas réellement rêver« , explique Margaux Gravier-Montel, cofondatrice avec son mari Jean-Baptiste Gravier du groupe Mess Family. Or le potentiel est là pour une hôtellerie plus inspirante, à voir par exemple Mama Shelter commencer à tisser son réseau à Dijon ou à Rennes.

Fort de ce constat, ce couple d’entrepreneurs a décidé d’étendre à l’hôtellerie son savoir-faire dans l’après-ski festif à travers ses établissements La Folie Douce, ouverts il y a une dizaine d’années à Saint-Gervais et à l’Alpe d’Huez. « Des restaurants de grande taille, avec de grands bars, une programmation live quotidienne. La suite logique de tout ça était de proposer un lieu où nos clients pourraient rester dormir« , décrit la directrice générale de Mess Family.

Chambre avec alcôve.

C’est désormais le cas à Clermont-Ferrand avec un hôtel quatre étoiles de 96 chambres tourné vers les vacanciers transitant par ce carrefour des autoroutes reliant le Nord au Sud et l’Est à l’Ouest, mais aussi les voyageurs attirés pour affaires dans cette métropole abritant, outre le siège social d’une entreprise du CAC 40, Michelin, de nombreuses entreprises des secteurs pharmaceutique, aéronautique ou agro-alimentaire.

Mais, étant situé dans une zone en périphérie où les Clermontois ont déjà l’habitude de sortir avec des restaurants, des cinémas, des bowlings, des hôtels, le Grand Mess se voit avant tout comme un « grand abri festif » pour la clientèle locale. D’autant que, selon Margaux Gravier-Montel, l’hôtel vient combler un manque : « si vous voulez sortir à Clermont en fin de semaine, il est quasiment impossible de trouver une table si vous n’avez pas réservé« .

Nul doute qu’avec deux restaurants, chacun de 200 places assises en intérieur et presque autant en terrasse, son Bar central – le lobby de l’hôtel en journée qui se transforme en lieu festif le soir en fin de semaine -, le Grand Mess devrait s’imposer comme un point de chute tout trouvé. « Le lieu étant grand, nous avons eu envie de proposer deux restaurants pour s’adresser à une clientèle assez large, selon leurs moyens et les envies du moment« , précise Margaux Gravier-Montel. Dans ce cadre, le Bouillon du Mess, axé sur une cuisine traditionnelle où « manger bien, rapidement et à petit prix » et, pour ceux qui ont envie de prendre leur temps, le Grand Restaurant, jouant sur une carte brasserie et une cuisson à la flamme avec un grand barbecue intérieur.

Ces grands espaces se prêtent à l’accueil de séminaires avec sept salles de réunions au total. Des petites salles privatisables d’une quinzaine de personnes comme la Table du chef, avec vue sur les cuisines, ou la Cave à vins et d’autres, les deux Cantines, pouvant accueillir jusqu’à 24 personnes dans une ambiance cosy et conviviale. Pour des rencontres professionnelles plus importantes, le Grand Mess compte une salle des banquets de 150 personnes, donnant sur le patio végétal et deux salles des festins, de 36 m² et 77 m². Enfin, couronnant cette offre MICE, le Grand Mess dispose aussi de deux rooftops de 250m², privatisables pour des événements avec vue sur la chaîne des Puys. « Notre skyline auvergnate« , décrit avec humour Margaux Gravier-Montel.

Pour séduire les entreprises locales ou celles, françaises ou européennes, qui auraient envie de venir découvrir Clermont-Ferrand et sa région, l’hôtel Grand Mess a un autre argument à faire valoir : son implication en matière de RSE. « Elle est au cœur de notre projet, explique la directrice générale de Mess Family. On défend l’idée d’un tourisme urbain raisonné dans des métropoles françaises, sans la nécessité de prendre l’avion« . L’établissement en lui-même matérialise ces ambitions avec, en perspective, le label E+C-, un des plus exigeants concernant les bâtiments à énergie positive et bas carbone. Chauffage en géothermie, structure bois sur une fondation béton, bois biosourcé venant des alentours, matériaux naturels, produits locaux autant que faire se peut côté restauration : conçu par l’architecte urbaniste Boris Bouchet. Le tout dans un décor épuré et chaleureux, avec des chambres de 16 à 70 m² tout en sérénité, pensé par le studio Saint Lazare, à l’œuvre pour la transformation de La Samaritaine à Paris.

Dans un même esprit, mais sans reproduire à l’identique ce premier établissement à Clermont-Ferrand, le concept Grand Mess devrait connaître d’autres suites, cinq projets devant être dévoilés dans les mois à venir. « Nous estimons le potentiel à une dizaine de Grand Mess, voire plus, dans la prochaine décennie« , explique Margaux Gravier-Montel, qui dit cibler le top 15 des métropoles régionales. Une deuxième implantation a d’ores et déjà été trouvée à Lyon, dans le VIIe arrondissement, avec la réhabilitation d’un lieu historique, le château de la Motte, remontant au XVe siècle, et d’une ancienne caserne militaire désaffectée. Situées dans le parc Blandan, la caserne s’apprête à héberger une centaine de chambres, tandis que le château féodal verra s’installer les lieux réceptifs, certains destinés à l’accueil de séminaires. Ouverture prévue dans trois ans.