Classement ICCA : Paris de retour sur le podium, derrière Lisbonne

Lisbonne devance Paris au classement ICCA 2025 des villes de congrès. La capitale française reprend toutefois la 2e place mondiale devant Barcelone et Vienne, après un recul lié aux JO 2024.
Paris Expo Porte de Versailles
Paris Expo Porte de Versailles

Un retour à la normale, ou presque. Paris, tombée à la 6e place du classement ICCA 2024, les organisateurs ayant été nombreux à éviter la capitale l’année des JO, a retrouvé son rang parmi les plus grandes villes d’accueil de congrès dans le monde en 2025. Dans le jeu de chaises musicales pratiqué avec Vienne depuis près d’une décennie, Paris est repassée devant la capitale autrichienne, première l’an dernier, grâce à 174 événements organisés contre 159. Si Vienne est redescendu au quatrième rang de ce palmarès de référence en 2025, Paris n’a pas pour autant repris la place de leader qu’elle a longtemps tenue.

En effet, le classement consacre l’émergence d’une nouvelle place forte sur le marché MICE mondial : Lisbonne. Avec 188 congrès, la capitale portugaise devance Paris et confirme l’attractivité de l’Europe du Sud aux yeux des organisateurs, puisqu’une autre destination clé, Barcelone, s’impose à la troisième place, avec 166 événements. Viennent ensuite Singapour, Prague, Copenhague, Londres, Séoul et Tokyo pour compléter le top 10. « Notre position à la 2e place du classement ICCA 2025 confirme l’attractivité de notre destination au plus haut niveau mondial. Plus encore, les 1 200 congrès organisés à Paris cette année témoignent de la confiance des organisateurs internationaux et de la transformation profonde d’un marché que nous accompagnons avec ambition aux côtés de l’ensemble de notre écosystème », a déclaré Corinne Menegaux, directrice générale de Paris je t’aime – Office de Tourisme.

Alors que le Vieux Continent accueille plus de la moitié des événements étudiés, plusieurs autres grandes métropoles européennes figurent entre la 11e et 20e place : Berlin (12e), Madrid (13e), Bruxelles (14e), Rome (16e), Athènes (17e), Dublin ex aequo avec Istanbul au 18e rang et Amsterdam faisant jeu égal avec Buenos Aires au 20e rang.

Parmi les villes françaises présentes parmi les 1600 villes de congrès classées, Lyon-St. Etienne se positionne au 84e rang avec 34 événements internationaux accueillis et devance Marseille-Aix, à la 95e place avec 29 événements, et Bordeaux, aux portes du top 100 – 103e – avec 26 congrès. Suivent Lille (126e), Nantes et Nice (141e), Toulouse (151e), Strasbourg (184e), Rennes (239e), Montpellier (254e), Grenoble (280e), Nancy (305e), Brest (369e), Saint-Malo et Tours (404es), Caen (473e), Cannes, Reims et Rouen (556es), Angers, Avignon, Biarritz, Dijon, Orléans et Poitiers (683es), ces dernières villes ayant accueilli deux événements qui, pour rentrer dans le classement, ont accueilli au moins 50 personnes, sont organisés de façon régulière et ont tourné dans trois pays au moins.

Quant aux villes françaises à n’en avoir reçu qu’un seul, elles sont nombreuses à être représentées à la 939e et dernière place avec Aix-les-Bains, Albi, Amiens, Annecy, Arles, Besançon, Bourges, Chambéry, Chasseneuil, Colmar, Colombes, Deauville, Dunkerque, Evian, La Rochelle, Le Mans, Le Pouliguen, Limoges, Lorient, Megève, Metz, Mulhouse, Pau, Saint-Pierre d’Oléron, Sète, Toulon, Val d’Isère, Valbonne, Valence, Valenciennes et Villefranche-sur-Mer.

Des secteurs clés et des sujets émergents

Soutenu par les données provenant de plus de 12 438 réunions internationales d’associations à travers le monde, l’ICCA GlobeWatch : Business Analytics a introduit des améliorations dans son édition 2025 avec, outre les classements par pays et par ville, des analyses approfondies organisées par région, taille de réunion et secteur d’activité. « Nous dotons nos membres des informations dont ils ont besoin pour prendre des décisions éclairées, renforcer leur positionnement mondial et démontrer clairement les retombées économiques, sociales et intellectuelles des réunions internationales », a commenté le Dr Senthil Gopinath, directeur général de l’ICCA.

L’étude montre ainsi, de façon logique que les congrès concernant la médecine, les technologies et les sciences restent les principaux secteurs organisateurs, suivis par l’éducation, l’industrie, les sciences sociales, le management et l’économie. Mais l’ICCA constate aussi l’émergence de nouveaux sujets d’importance comme la sécurité et la sûreté et la gouvernance de l’information, qui voient le nombre d’événements les concernant presque multiplié par quatre depuis 2021.

Ce qui n’a pas changé, en revanche, c’est la taille des réunions, restée stable depuis 2016, celles entre 50 et 249 étant les plus fréquentes (60,4%). La tranche de 250 à 999 participants suit avec 31,8 %, tandis que les événements de 2 000 participants ou plus ne représentent que 2,8 % de l’ensemble des réunions recensées. Mais ce sont celles, évidemment, qui génèrent les retombées économiques plus importantes.

Une analyse des dynamiques

Ces données mises bout à bout, l’ICCA GlobeWatch : Business Analytics distingue des villes et pays champions de leurs secteurs. Ainsi Vienne est-elle la première pour les congrès médicaux – devant Barcelone, Lisbonne et Paris – et Barcelone pour les événements scientifiques – face à Paris, Vienne et Singapour -, tandis que la Cité-Etat se distingue pour les technologies, devant Tokyo et Paris.

Si les Etats-Unis dominent le classement mondial par pays, avoir plus de 200 villes représentées diluent le poids des villes américaines dans le classement, malgré des destinations clés comme Washington, Atlanta, San Diego, La Nouvelle Orleans et Houston. Derrière les USA, l’Italie se classe deuxième destination de congrès au monde devant l’Allemagne, l’Espagne et le Royaume-Uni. De son côté, devancée par le Japon, la France se place au 7e rang.