Quelle est la valeur ajoutée de la solution BTravel ?
Jean-Claude Tacnet – BTravel présente l’avantage de fonctionner sur l’ensemble de la chaîne du voyage d’affaires, de la manière la plus automatisée possible. Nous proposons à la fois l’accès à des tarifs négociés et à nos propres accords complémentaires. La réservation est possible en ligne, à travers notre propre site Internet, ou à travers un SBT. Nous offrons également une solution en offline. Au niveau des paiements, notre solution permet aussi bien de payer avec une carte collaborateur, ou par l’intermédiaire d’une carte virtuelle. Les deux systèmes sont compatibles. Le tout avec un contenu de plus de 200 000 hôtels dans le monde, complété par nos possibilités en termes de restauration et de salles de réunion.
Pensez-vous à de nouveaux champs d’action, la visioconférence par exemple ?
J.-C. T. – Oui, c’est quelque chose qui est envisageable, une possibilité que nous étudions. Une autre piste concernera la problématique du restaurant : nous avons déjà un partenariat avec La Fourchette, il faudra encore innover dans les systèmes de paiement. Le marché est très réceptif à notre solution car elle est très complète.
Quelle clientèle visez-vous ?
J.-C. T. – Nous souhaitons nous appuyer sur un équilibre, avec 50% de clients en direct, principalement des gros comptes, et 50% en indirect via des agences pour cibler une clientèle de PME-PMI. Le marché est très vaste, et il y a de la place pour un nouvel acteur, à condition de proposer une solution performante basée sur un bon modèle économique. Je pense que le moment était bon pour se lancer, à condition, toujours, de proposer une solution performante.
Pensez-vous déjà à l’international, notamment via l’ouverture de bureaux à l’étranger ?
J.-C. T. – Nous n’en sommes pas encore à cette phase d’ouverture de bureaux à l’international. Nous étudions plutôt des accords avec des consolidateurs locaux. Mais nous avons déjà réussi à attirer de grands groupes. L’étape suivante consiste désormais à déployer notre solution dans leurs filiales à l’international.
Comment voyez-vous évoluer le marché du voyage d’affaires à court terme ?
J.-C. T. – Le décrochage constaté en 2008-2009 avait entraîné une baisse drastique du nombre de déplacements. Les déplacements professionnels sont ensuite repartis peu à peu, mais il y a une forte corrélation entre voyage d’affaires et croissance économique. Etant donné les perspectives de croissance, il faut s’attendre à des niveaux assez faibles, avec une recherche accrue d’économies. Je pense que le marché stagnera, voire reculera jusqu’à -5% en termes de valeur. Le nombre de voyages devrait lui rester stable.