Comment se profile cette 13ème édition du workshop TourCom Affaires ?
L’évènement a grandi, bien entendu, et devrait réunir 180 agences le 29 mars. Nous avions beaucoup moins d’accords il y a 13 ans, et nous comptions logiquement moins d’agences : entre 80 et 100 à l’époque contre 300 aujourd’hui. TourCom Affaires a évolué avec son temps, en s’adaptant pour offrir des outils technologiques qui n’existaient pas à l’époque. Nous essayons de ne pas être en retard sur le dossier de la technologie, voire parfois en avance. Certains outils sont développés spécifiquement pour nous, avant d’être mis sur le marché.
Comment se porte TourCom Affaires dans le contexte actuel ?
Très bien ! Nous sortons d’une bonne année 2012, et nos résultats ont tiré le BSP France vers le haut : +13% par rapport à 2011. Nous sommes également au-dessus du marché en ce qui concerne la SNCF. C’était d’ailleurs déjà le cas l’an passé.
Comment expliquez-vous cette bonne dynamique, qui contraste avec le discours ambiant ?
C’est la force d’un réseau d’indépendants. On voit que les grands acteurs comme American Express et CWT souffrent en ce moment. En période de vaches maigres, ce sont les premiers à en subir les conséquences étant donné leur type de clientèle. Les grands comptes peuvent réduire plus brutalement leurs dépenses voyages. Les TPE/PME-PMI – qui représentent 95% de notre clientèle – ont déjà imposé des restrictions, et leur marge de manœuvre est plus réduite puisque peu de gens se déplacent. De plus en plus de PME s’aperçoivent qu’ils représentent finalement un petit client au sein de ces grands réseaux, alors que chez nous ils seront un grand client dans chaque agence. Notre réseau joue beaucoup sur la personnalisation, la connaissance et la reconnaissance du client, qui gagne ainsi du temps.
Vous avez récemment conclu de nouveaux accords, orientés vers l’international…
Nous avons effectivement signé un accord fin 2012 avec GSM Travel Management, un réseau mondial de très grande qualité présent dans 47 pays. Ce partenariat nous permet de répondre aux demandes relayées par certaines agences vis-à-vis de clients souhaitant consolider leurs chiffres avec l’étranger. Nous allons développer cette offre cette année : une vingtaine d’agences sont éligibles aux critères mis en place. Nous sommes là pour servir les agences, optimiser l’ensemble de leur travail, en termes d’outils et d’accords. C’est la raison d’être du réseau : la force du regroupement.
Comment envisagez-vous l’année 2013 ?
J’espère me tromper, mais je crains que ce ne soit l’année la plus difficile avant un rebond pour 2014. Le secteur loisirs devrait souffrir davantage que le segment corporate, où les mesures de restrictions ont souvent déjà été imposées. Mais en ce qui nous concerne, je prévois une croissance de notre activité pour cette année. D’ailleurs le BSP France a reculé de 1,63% en janvier, tandis que nous avons progressé de 10,37%.
Quelle sera la priorité cette année ?
La technologie, toujours. On ne peut pas prendre de retard. Il faut coller à la demande du marché. Même si l’on n’est pas précurseur, il ne faut pas être plus d’un pas en arrière.
Qu’en est-il du MICE et de la sécurité : deux dossiers qui focalisent l’attention en ce moment ?
Nous nous positionnons très bien sur le segment MICE, avec TourCom Réceptifs qui regroupe 75 acteurs spécialisés, sélectionnés sur leur savoir-faire et qui représentent entre 85 et 90 pays. Le département a été ouvert en 2006 et se développe tous les ans. En ce qui concerne les problématiques liées à la sécurité, nous nous appuyons sur le même outil de géolocalisation que Frequent Flyer Travel Paris, dont nous sommes très proches.
Quelles sont vos relations avec Manor ?
Nous entretenons de très bonnes relations avec Manor, qui nous ressemble beaucoup en termes de politique d’enseigne, et de typologie orientée majoritairement sur le segment business. Nous avons mis en place ensemble un GIE depuis 2011 : Business & Tourism Travel Group (BTTG), qui constitue un bon outil pour des négociations communes.