
Le gouvernement de la Première Ministre Sanae Takaichi est à la recherche de nouvelles ressources pour combler un déficit abyssal des finances publiques du Japon. Et quoi de mieux que de taxer davantage les voyageurs, qui ont la faiblesse de ne pas être des électeurs ? La formule est classique et le Japon ne fait finalement que reprendre à son compte une idée existant ailleurs.
Le Japon se prépare donc à augmenter fortement les frais imposés aux visiteurs internationaux. Dès juillet prochain, les voyageurs devront s’acquitter d’une taxe plus élevée au départ. D’après l’agence de presse Kyodo News, cette dernière va tripler, passant de 1 000 yens (5,50 euros) à 3 000 yens (environ 16,30 euros). Les autorités estiment que les recettes issues de la hausse de la taxe atteindront près de 740 millions d’euros. Soit 2,7 fois plus que l’année fiscale précédente pour l’exercice budgétaire 2026. La taxe s’applique à tous les modes de transport, bateaux comme avions. Seuls les passagers en transit quittant le pays dans les 24 heures suivant leur arrivée en sont exemptés.
Le gouvernement a avancé de nombreux arguments pour justifier la hausse de cette taxe : amélioration des infrastructures touristiques, meilleure gestion des déchets laissés par les visiteurs, lutte contre le sur-tourisme en soutenant les destinations régionales.
Autorisation électronique en 2028
Mais ce n’est pas la seule hausse qui viendra frapper au porte-monnaie des voyageurs. Le pays a décidé également d’augmenter les frais liés à l’émission d’un visa. Une décision qui, à priori, ne devrait pas avoir de conséquences pour les voyageurs français, suisses ou belges, les trois pays étant exemptés de visas.
Néanmoins, à partir de 2028, le Japon mettra également en place un système d’autorisation de voyage électronique préalable à l’entrée, baptisé « Japan Electronic System for Travel Authorization » (JESTA). Les voyageurs en provenance de pays bénéficiant de l’exemption de visa, dont la Corée du Sud, devront soumettre leurs informations personnelles en ligne et obtenir une autorisation avant leur arrivée.
Inspiré du système américain ESTA, le JESTA vise à renforcer la sécurité et à lutter contre le travail illégal. Bien que le montant exact de la redevance n’ait pas encore été arrêté, il est question d’un coût compris entre 2 000 et 3 000 yens (environ 11 à 16,30 euros) par voyageur.




















