
Quelles sont les différentes étapes dans le processus d’ouverture d’une nouvelle ligne ?
M. S. – La première étape est d’entreprendre une modélisation détaillée avec une évaluation précise de la demande. Par la suite, la compagnie aérienne va étudier les réglementations et les arrangements commerciaux. Puis elle examinera le soutien des aéroports et autorités institutionnelles pour une telle ligne et les ressources nécessaires pour établir la nouvelle route. Enfin seront examinés les approbations réglementaires et les créneaux avions. Après approbation, les vols sont alors commercialisés.
Combien de temps faut-il jusqu’à l’approbation finale ?
M. S. – Il faut généralement compter entre six mois et deux ans pour établir une nouvelle route. Les lignes internationales mettent plus de temps en raison de dispositions réglementaires, opérationnelles et commerciales nécessaires. Le calendrier d’ouverture dépend du pays de destination et des accords inter-pays existants. Un autre facteur clé pour approuver une ligne est la disponibilité des créneaux aéroportuaires, qui peuvent être limités dans les aéroports encombrés comme Sydney ou Londres.
Quels ont été les critères les plus importants pour la ligne Londres-Perth ?
M. S. – La technologie de l’avion pour cette route aérienne était une considération clé. L’intégration du Boeing 787 Dreamliner dans notre flotte a rendu ce lancement possible en permettant de relier directement le Royaume-Uni et l’Australie pour la première fois.
Comment les nouveaux appareils participent-ils à l’évaluation du potentiel d’une nouvelle ligne ?
M. S. – Qantas a toujours été pionnière dans l’utilisation des technologies aériennes au service de notre réseau. Historiquement, des avions comme le B747-400ER nous ont permis de transporter des passagers de Los Angeles à Melbourne sans escale, comme le fait aujourd’hui le Dreamliner sur Londres-Perth. Nous avons également lancé un défi aux constructeurs Airbus et Boeing, plus connu sous le nom de “Project Sunrise” afin de produire un avion capable de relier sans escale New York ou Londres depuis la côte est de l’Australie…
Le prestige est-il encore pris en compte pour l’ouverture d’une ligne ?
M. S. – Les compagnies recherchent avant tout des opportunités d’itinéraires basés sur les souhaits des clients. Ce qui est sensé sur le plan commercial et permet de construire un réseau solide.
A lire aussi dans ce dossier : La grande loterie des lignes aériennes




















