Orient Express Corinthian : un palace flottant ouvert aux plus beaux événements

Lancé par le groupe Accor, l'Orient Express Corinthian, le plus grand voilier du monde, redéfinit le voyage d'exception avec ses 54 suites, son spa Guerlain ou ses restaurants supervisés par Yannick Alléno. Un lieu itinérant pour des événements d'entreprise ultra exclusifs.
L'Orient Express Corinthian va dévuter ses croisières le 2 mai à Lisbonne avant de prendre le cap vers la Méditerranée. © Jean-Marie LIOT / Orient Express
L'Orient Express Corinthian va dévuter ses croisières le 2 mai à Lisbonne avant de prendre le cap vers la Méditerranée. © Jean-Marie LIOT / Orient Express

Il ne manquait plus que lui pour revenir aux grandes heures de la légende d’Orient Express. Le plus grand voilier du monde, avec ses 220 mètres de long pour 25 de large, ses trois gréements culminant à plus de 100 mètres et, à l’intérieur comme sur ses ponts, tout ce qu’il faut pour séduire une clientèle des plus aisées entre ses cinq restaurants supervisés par le chef multi étoilé Yannick Alléno, ses huit bars, son spa Guerlain, sa piscine et ses 54 suites décorées sur mesure par le meilleur de l’artisanat français.

Portant la renaissance de ce nom mythique de l’âge d’or du voyage, le groupe Accor avait déjà mis sur les rails un train de luxe Orient Express en Italie, le Dolce Vita, en attendant de reprendre l’an prochain le trajet de Paris à Istanbul avec des rames d’origine à la splendeur Art déco réinventée. Il avait aussi ouvert deux hôtels, à Rome l’an dernier et très récemment à Venise. L’Orient Express Corinthian vient ainsi conclure cette trilogie ultra exclusive de palaces roulants, flottants ou solidement amarrés dans les plus belles destinations du monde.

Baptisé le 29 avril à Saint-Nazaire, là où il a été conçu par les Chantiers de l’Atlantique (voir encadré), le voilier va entamer sa première saison de croisière à Lisbonne, le 2 mai, avant de parcourir toute la Méditerranée jusqu’à l’automne, puis de rejoindre les Caraïbes l’hiver venu. Avant de nouveaux itinéraires en 2027, notamment vers la Méditerranée orientale et l’Europe du Nord.

Photo prise près de l'île d'Yeu lors des premiers essais en mer de l'Orient Express Corinthian © Jean-Marie LIOT / Orient Express
Photo prise près de l’île d’Yeu lors des premiers essais en mer de l’Orient Express Corinthian © Jean-Marie LIOT / Orient Express

Ne plus aller de palaces en palaces de Nice à Capri en passant par Monaco ou Porto-Cervo : cet hôtel « le plus mobile au monde », comme le décrit le PDG de Accor, Sébastien Bazin, abat les contraintes embarquant les voyageurs de destination en destination. Sans avoir à faire et défaire ses valises, sans prendre de voiture, en toute liberté.

Depuis maintenant trois mois que nous le commercialisons, on voit que l’Orient Express est une destination à part entière. Les clients veulent monter à bord et se laisser guider”, remarque Sébastien Bazin. Concernant sur la commercialisation, le PDG du groupe hôtelier français révèle d’ailleurs avoir eu “une belle surprise” en voyant l’engouement pour la privatisation du bateau. Une attractivité également répartie entre les familles voulant célébrer un mariage ou un anniversaire et les sociétés qui souhaitent traiter leurs clients de la plus belle des façons.

Alors que les réservations individuelles sont ouvertes pour la période estivale, l’Orient Express Corinthian se destine en effet, jusqu’à la mi juillet puis en fin de saison, à ces événements privés ou corporate. Dans ce cadre, le voilier fera escale à Cannes pour la période du festival, donnant l’occasion aux agences de voyage de luxe de constater de visu du raffinement du lieu.

On sait très bien que le positionnement d’un bateau est un “killing factor”. Est-ce un hasard si le bateau ne sera jamais très loin de Monaco au moment du Grand Prix, de Venise lors de la Mostra, ou de Saint-Tropez pendant les Voiles de Saint-Tropez ? Il sera positionné là où les gens auront envie de réaliser ces privatisations”, précise Philippe Heltland Brault, président d’Orient Express Sailing Yacht, la société propriétaire du voilier dont le capital est détenu par Accor et LVMH, tous deux partenaires pour l’exploitation de la marque Orient Express et la gestion des hôtels, trains et bateaux, en plus de l’investisseur suisse Millenium.

Avec ses 54 suites – un nombre volontairement limité – et son amphithéâtre de 115 places, avec ses ponts et ses restaurants pour des cocktails et diners de gala, l’Orient Express se prête – contre près de six zéros à la fin du chèque – à des événements d’une exclusivité hors normes dans un cadre qui ne l’est pas moins.

Du chic à voile, du glamour à vapeur, et inversement : l’architecte Maxime d’Angeac, le directeur artistique d’Orient Express en charge de la conception des trains comme des voiliers, a travaillé main dans la main avec les Chantiers de l’Atlantique pour concevoir des intérieurs rappelant l’univers Art déco propre à la marque tout en s’offrant, Méditerranée oblige, des détours entre la grandeur de la Grèce antique et l’âge d’or de la French Riviera.

Les suites réparties sur les ponts 4, 5 et 6 – certaines en duplex, certaines avec terrasse quand d’autres offrent de larges day beds où se reposer en regardant le large – s’inscrivent dans ce registre, reprenant les codes chromatiques du train en les adaptant à des volumes plus généreux et à l’environnement marin. Autre ambiance, au pont 7, où les six suites penthouses jouent sur des lignes contemporaines. Entre autres, la suite Agatha Christie, la plus grande de toute, qui occupe toute la largeur du navire et s’étend sur 235 m². Yacht dans un yacht, ce pont 7 peut également être privatisé dans son ensemble, pour une vingtaine de personnes, avec chef et butler attitrés, salle à manger exclusive et ascenseur privatif.

Alors que l’Orient Express Corinthian partira bientôt de Saint-Nazaire pour sa première croisière, son jumeau, l’Orient Express Olympian, est déjà en cours d’armement après sa mise à flot le 17 avril dernier. Pour un lancement prévu en 2027.