La ponctualité aérienne se dégrade encore en Europe selon OAG

Selon la dernière étude publiée par OAG, la ponctualité des avions sur les lignes européennes continue de se dégrader avec un retard moyen de 12 minutes au départ.

Orly
Selon OAG, l'aéroport de Paris Orly compte parmi les mauvais élèves en termes de ponctualité

D’après les statistiques de vols d’OAG, l’un des leaders mondiaux dans l’analyse des fréquences de vols et réseaux des compagnies aériennes, la ponctualité des vols en Europe continue de se dégrader de façon rapide. La responsabilité incomberait à des aéroports de plus en plus encombrés et des conditions climatiques qui se dégradent sous l’effet du réchauffement de la planète. Ainsi, les horaires des compagnies sont de plus en plus perturbés par la fréquence accrue des typhons, tempêtes et autres catastrophes naturelles.

Selon OAG, les tendances ne sont donc pas bonnes avec un retard moyen à l’arrivée dans les aéroports européens en augmentation constante. En 2014, les vols avaient moins de trois minutes de retard à leur arrivée à destination. Aujourd’hui, ils accusent plus de six minutes en moyenne. Au départ, si le retard est marginalement plus élevé en 2018 comparé à 2014, il plafonne en moyenne à 13 minutes. Un chiffre significatif lorsque l’on sait qu’un vol moyen au départ d’un aéroport européen est en moyenne de deux heures et 23 minutes. De fait, 81% des vols européens durent moins de trois heures. Sur ces vols courts, le retard s’élève à 12 minutes au départ tandis qu’il atteint six minutes au retour. Cette relative « bonne » performance en termes de ponctualité s’explique par le fait que de plus en plus de vols court-courrier sont effectués par des transporteurs low-cost, dont le modèle économique se base sur un strict respect des cadences de vol par avion. Une pratique également adoptée par les compagnies traditionnelles.

OAG indique que plus le vol est long, plus il cumule de retard au départ. En revanche à l’arrivée, les compagnies réussissent généralement à réduire leur retard de 10 à 15 minutes. En moyenne, le retard s’élève donc à 16 minutes sur un vol d’une durée de six à neuf heures et à 17,5 minutes pour un vol de plus de neuf heures. En revanche, à l’arrivée, ce retard oscille entre trois et quatre minutes en moyenne.

En général, les aéroports européens affichent des retards plus importants au départ qu’à l’arrivée. Toujours selon les statistiques de ponctualité publiée par OAG, les aéroports accumulant les retards les plus importants au départs sont Lisbonne, Londres-Gatwick, Barcelone ainsi que Paris Orly et Paris CDG. Sur ces plates-formes, le retard au départ oscille en moyenne entre 16 et 24 minutes – Orly atteignant par exemple 20 minutes et Roissy un peu plus de 15 minutes. Parmi les aéroports affichant également de médiocres performances, on trouve Dublin, Stockholm-Arlanda, Rome-Fiumicino et Vienne. Malheureusement, il est peu probable que la situation change rapidement car les investissements pour augmenter la capacité de traitement des aéroports sont trop peu nombreux sur le continent pour produire un effet marqué. Reste juste pour les hommes d’affaires à prendre leur mal en patience ou à voyager en train, lorsque c’est possible !

Vous aimez cet article ? Recevez notre newsletter