
C’est en septembre 2027 que la SNCF Voyages Italia lancera ses TGV lowcost Ouigo en Italie dans le but de concurrencer les deux opérateurs ferroviaires présents, Trenitalia et Italo (*). SNCF Voyageurs y consacrera pour cela un budget de 800 millions d’euros. Et cela, pour l’acquisition auprès d’Alstom de 15 rames Avelia Horizon, plus connues sous le terme de « TGV M », ainsi que le recrutement de 400 personnes sur place, entre conducteurs, contrôleurs et agents de maintenance.
Le feu vert a été donné mi-mars, lorsque l’Autorité italienne garante de la concurrence et du marché a statué en faveur de la SNCF face aux freins du gestionnaire d’infrastructure Rete Ferrovia Italia (RFI), qui n’a eu d’autres choix que de lui accorder des sillons pour une première période de dix ans.
Une dizaine d’allers-retours par jour depuis Turin
Ainsi, pour commencer, SNCF Voyages Italia pourra opérer 7 allers-retours par jour entre Turin et Naples via Rome et 2 A/R Turin-Venise, avant de grimper à 9 rotations pour le premier trajet et 4 pour le second. SNCF Voyageurs Italia espérait toutefois exploiter ces 13 allers-retours quotidiens dès son lancement en septembre 2027.
Pour faire sa place dans la Botte, la SNCF attaquera le marché avec des tarifs inférieurs de 15% à 20% comparé à ses concurrents, une offre low cost permise par des rames neuves à deux étages, plus capacitaires de 40%, qui permettront d’abaisser les coûts. De quoi transporter sur ces deux axes « un total de 7 millions de passagers par an », selon Christophe Fanichet, le Pdg de SNCF Voyageurs, qui estime que l’arrivée d’un troisième acteur et de cette offre à petit prix viendra relancer les trafics de la grande vitesse en Italie.
(*) La SNCF fut actionnaire à hauteur de 20% d’Italo lors de son lancement en 2012 avant de revendre ses parts trois ans plus tard. Son capital est aujourd’hui partagé entre le groupe MSC (49,23%), Global Infrastructure Partners (36,51%) et l’assureur Allianz (10,79%).




















