La SNCF dévoile son « plan B » pour la gare de Paris-Nord

Après l'abandon de son vaste projet d'extension de la gare du Nord, Gares & Connexions opte pour un réaménagement a minima afin d'être prêt pour les Jeux olympiques de Paris en 2024.
Une rénovation a minima pour la gare du Nord.
Une rénovation a minima pour la gare du Nord.

La SNCF, au travers de sa filiale Gares & Connexions, a levé le voile sur son nouveau schéma de rénovation de la gare du Nord, la première d’Europe par son trafic passagers. Baptisé Horizon 2024, avec l’ambition d’être achevé pour les prochains Jeux olympiques d’été, ce projet repose sur un réaménagement a minima de la gare, loin du précédent plan d’extension à 1,5 milliard d’euros qui prévoyait de tripler la surface de l’édifice. Un plan ambitieux mais controversé, car faisant la part belle aux espaces commerciaux qui a été abandonné en septembre 2021 suite aux oppositions des riverains, de la Ville de Paris et des associations environnementales et d’usagers.

Fluidifier les circulations au sein de la gare

Plus modeste ,avec l’ambition de fluidifier les flux et « d’ouvrir la gare sur la ville« , cette transformation chiffrée désormais à 55 millions d’euros prévoit d’abord une refonte du terminal Eurostar dédié aux trains transmanche. Au programme, un agrandissement des espaces d’attente et l’ajout de portiques de contrôle destinés à accélérer l’embarquement des passagers à destination de la Grande-Bretagne. La circulation sera ensuite améliorée dans le hall principal de la gare pour les lignes à destination du Nord de la France et de l’Europe avec Thalys, grâce à un déplacement des panneaux indicateurs des trains au départ et la suppression de plusieurs kiosques de vente à emporter. La signalétique et l’éclairage seront également améliorés. Les travaux concerneront également la partie Transilien de la gare avec un remplacement des escaliers mécaniques et la création d’une rampe pour relier les quais des « trains du quotidien » et la gare routière, l’objectif étant ici d’améliorer les circulations entre la gare de surface et la gare souterraine.

Le troisième volet de ce projet de transformation touchera les extérieurs avec un réaménagement du parvis situé devant la façade historique de la gare qui sera piétonnisé à l’exception de voies pour les bus, la dépose-minute des taxis devant être déplacée dans un parking en sous-sol du bâtiment. Sur la partie Est, la gare routière pour les bus sera repensée et transformée en éco-station marquée par la création d’un second parvis et d’une halle pouvant accueillir 1000 places de stationnement pour les vélos.

Un trafic estimé à 900 000 voyageurs par jour en 2030

Les travaux débuteront en octobre 2022 pour s’achever en juillet 2024. Prévus en plusieurs phases, ils doivent permettre de faire face à l’augmentation prévue de la fréquentation de la gare d’ici deux ans en raison de la Coupe du Monde de Rugby à XV en 2023, puis des Jeux olympiques en 2024 qui verront transiter selon les estimations de la SNCF 900 000 personnes par jour durant cet évènement sportif. A plus long terme, la SNCF a précisé n’avoir pas abandonné l’idée d’entreprendre une transformation plus importante de la gare d’ici 2030 afin de gérer un trafic estimé à 900 000 voyageurs quotidiens à cet horizon.