MGallery : un luxe intimiste Issy comme ailleurs

Situé sur les hauteurs d'Issy-les-Moulineaux, le Domaine de la Reine Margot incarne l'esprit de la collection MGallery, des boutique hôtels de charme de plus en plus présents de par le monde.
Le Domaine de la Reine Margot, nouveau membre de la collection MGallery. (c) Nicolas Fagot Studio9
Le Domaine de la Reine Margot, nouveau membre de la collection MGallery. (c) Nicolas Fagot Studio9

Du – presque – grand vert et pourtant une vue imprenable sur la tour Eiffel, à quelques lieues à vol d’oiseau : le Domaine de la Reine Margot s’inscrit dans un cadre naturel relativement rare si proche de Paris. Situé à Issy-Les-Moulineaux, à cinq minutes à pied du métro et presque autant en voiture de la porte de Versailles, ce boutique hôtel incarne l’esprit particulier de la marque haut de gamme MGallery, du groupe Accor. « Une collection qui monte, qui monte depuis son lancement il y a 15 ans« , explique Maud Bailly, directrice générale de la marque, mais également de Sofitel et d’Emblems.

Avec un peu plus de 120 hôtels de par le monde – 44% de ses 13 000 chambres sont en Europe et 33% en Asie-Pacifique -, MGallery rassemble des établissements au caractère affirmé, uniques et indépendants mais liés par une identité commune : une certaine idée d’un luxe confidentiel. Pour Maud Bailly, « la marque MGallery incarne l’hôtellerie de demain, à la fois moderne et engagée« . Un positionnement illustré par ce grand M, promesse de moments « mémorables » comme d’une hôtellerie « meaningful », axée sur l’originalité, le bien-être et la durabilité, une bonne part des établissements étant déjà écocertifiés.

Le Domaine de la Reine Margot, qui ouvre ses portes le 24 octobre prochain, s’inscrit dans ce registre en donnant une nouvelle vie à un lieu historique. Un ancien lieu de séminaires des prêtres de Saint Sulpice qui fut aussi la résidence, en 1606, de la reine Marguerite de Valois fuyant la peste qui sévissait dans Paris. Quatre années de travaux ont été nécessaire pour faire de ce monument classé un hôtel de 83 chambres et suites, pour une part hébergée dans le bâtiment historique et pour la majorité dans un nouveau bâtiment pensé par le cabinet d’architecture Jean-Michel Wilmotte. Couleur neutre et sobre, déco minimaliste, matériaux naturels : le design est fidèle à l’épure qui sied à un lieu monacal.

Niché dans un domaine de 9000 m², l’hôtel s’organise autour d’un vaste jardin planté d’arbres et de 80 variétés de légumes, fruits et plantes aromatiques. Au milieu, une serre peut servir de salle de réunion intimiste comme de cadre original pour des repas d’affaires. Car, si le Domaine de la Reine Margot cible une clientèle loisirs et week end avec son spa à la lumière du jour ou son restaurant agrémenté d’une belle terrasse en été, l’hôtel entend devenir un lieu de rencontres privilégié pour les entreprises, profitant de sa proximité avec de nombreuses sièges sociaux, ceux de Microsoft et Accor entre autres.

Dans ce cadre, plutôt que les grands raouts professionnels, l’établissement se positionne sur les réunions de direction et les comités exécutifs avec ses trois salles hébergées dans le bâtiment historique, deux de 30 m² et une de 45 m². Quant à la chapelle qui accueillait autrefois les jeunes prêtres en formation, elle prête aujourd’hui son atmosphère lounge à des réunions intimistes. Désacralisée, transformée en bar à rhum d’une quinzaine de places, elle peut aussi accueillir des ateliers en marge des événements, axés pourquoi pas sur la méditation ou plus sûrement sur la dégustation avec l’une des plus grandes collections de rhums en France, forte de 400 références agricoles. « Ateliers dans le jardin, cours de yoga, jeux de fléchettes, ping pong : le Domaine a d’autres choses sympas à proposer pour agrémenter une journée de réunions« , précise la directrice générale de l’hôtel Camille Devaux.

Une collection d’événements intimistes

Avec son offre d’un peu plus de 80 chambres, l’hôtel, déjà consulté à ce sujet, peut éventuellement se prêter à des privatisations complètes. Mais toujours dans un esprit exclusif. « Le temps des grands séminaires de 800 personnes est fini. Ce besoin d’exclusivité que l’on voit dans le loisirs se traduit aussi dans le voyage d’affaires avec une demande de plus en plus marquée pour des lieux de séminaires intimistes« , remarque Maud Bailly.

De ce fait, les hôtels MGallery se posent en alternative aux hôtels de luxe classiques. En Chine, le DongFengYun Hotel Mi’Le, qui a reçu le prix Versailles pour son étonnante architecture en briques rouges, accueille des séminaires de grands groupes de luxe, même français, « parce qu’ils veulent emmené leurs collaborateurs dans des lieux inattendus« , constate la directrice générale de la marque. D’ailleurs, si les MGallery ne disposaient pas tous de salles de réunions initialement, la plupart des nouveaux membres de la collection y viennent, quand certains autres s’en dotent comme l’Hôtel de la Cité à Carcassonne qui a ajouté en 2019 une extension de 600 m² consacrée aux réunions et événements, l’espace de convention Saint Nazaire.

Par delà que les événements professionnels, l’enseigne MGallery parsème le parcours des voyageurs et voyageuses d’affaires – la collection a un positionnement féminin affirmé – de boutique hôtels urbains à Sydney, Rio, Tel Aviv ou Liverpool comme à Paris. Des voyageurs professionnels qui trouveront bientôt de nouveaux points de chute au sein de la collection puisque 38 hôtels sont attendus dans les trois ans à venir. Certains apparaîtront en France avec le Baron Amédée Armand à Marseille fin 2023 ou le Domaine du Liziec à Vannes au printemps prochain. L’année 2024 verra également la marque s’installer à Nairobi, à Szczecin en Pologne ou à Sapporo au Japon. Quant aux Etats-Unis et au Moyen-Orient, Maud Bailly se dit convaincue d’un « potentiel énorme » dans ces deux régions où la marque est encore peu présente.