
Elle était la petite low-cost que tout le monde regardait avec plus ou moins d’attention au Vietnam. Mais en quelques années, Vietjet est devenu le premier transporteur aérien du pays en nombre de passagers.
La compagnie a en effet acheminé en 2024 plus de 25,9 millions de passagers sur ses 145 liaisons (44 domestiques et 101 internationales) avec une flotte de 115 appareils, tous de l’avionneur Airbus.
Vietjet a peu à peu étendu son réseau international. D’abord concentrée sur l’ASEAN (Asie du Sud-Est), notamment avec une filiale en Thaïlande, la compagnie a depuis lancé des vols vers l’Australie, la Chine, la Corée, l’Inde, le Japon, le Kazakhstan et se prépare à prochainement atterrir en Nouvelle-Zélande.
L’Europe, nouvelle cible prioritaire
Vietjet vise désormais l’Europe. Une ambition confirmée avec la signature ce 26 mai d’une commande auprès d’Airbus pour 20 avions gros-porteurs A330-900. Ces avions s’ajoutent à une commande précédente d’Airbus A330 qui portaient également sur 20 appareils. Vietjet exploite actuellement des A330-300 sur l’Australie et l’Inde.
Les appareils auront la possibilité de voler sans escale sur une distance de plus de 13 000 km. Ce qui permettra de largement couvrir la distance entre le Vietnam et l’Europe. Paris-Hanoi et Paris Ho-Chi-Minh Ville représentent en effet une distance respective de 9 200 km et 10 150 km.
Lors de la conférence Routes Asia 2025, le vice-président commercial de la compagnie, Jay L. Lingeswara, indiqué que l’Europe serait prioritaire. Avec la possibilité de lancer des vols avant la fin de l’année. Parmi les pays que souhaiterait desservir Vietjet figurent l’Allemagne, France, la République tchèque et le Royaume-Uni. Ces long-courriers proposent une classe affaires, équipées de 12 sièges-couchette. La classe affaires inclue une franchise de bagages supplémentaires, un enregistrement prioritaire et l’accès à des salons au Vietnam.
La compagnie étudie aussi la possibilité d’autres marchés avec une escale potentielle -comme le Kazakhstan qui propose des droits de trafic en 5ème liberté*. Cette option permettrait effectivement de débuter rapidement des lignes sur l’Europe avec les sept Airbus A330-300 déjà dans la flotte.
* Possibilité de transporter des passagers sur une escale intermédiaire (point B) entre un point A et C. exemple: Paris-Astana-Hanoï.

















