
Depuis le week-end dernier -plus exactement depuis le 20 septembre, les passagers britanniques munis d’un billet de train valide peuvent automatiquement emprunter, sans frais supplémentaires, le train d’un autre opérateur si leur service prévu est supprimé.
Cette mesure vise à mettre fin à l’un des aspects les plus irritants du système ferroviaire britannique, qui se caractérise jusqu’à présent par des réseaux exploités par plusieurs compagnies. Jusqu’à présent, les voyageurs victimes d’une annulation se trouvaient potentiellement soumis au bon vouloir d’un opérateur différent, acceptant -ou pas- leur billets respectif. Une devinette qui, dans de nombreux cas, se finissait par l’achat un nouveau billet, souvent coûteux, puis par la réclamation d’un remboursement. Une expérience qu’on imagine particulièrement réjouissante et économe en temps…lorsque l’on est déjà en retard.
Selon les nouvelles règles, les passagers peuvent prendre un train d’un autre opérateur jusqu’à deux heures avant ou après l’horaire prévu de leur service annulé, à condition de suivre un itinéraire de remplacement logique.
Le gouvernement décrit ce véritable bouleversement pour les consommateurs comme une « mesure de bon sens », et qui, enfin, fait passer l’intérêt du consommateur avant celui des actionnaires des compagnies ferroviaires. Quant à l’association de défense des usagers « Transport Focus », elle a salué une mesure qu’elle appelait de ses vœux depuis longtemps.
La réforme s’inscrit également dans le projet gouvernemental de simplification du rail britannique, avant la création de Great British Railways, la future structure appelée à chapeauter le réseau. Elle doit se concrétiser au printemps 2027.
L’acceptation automatique des billets entre opérateurs est déjà appliquée aux compagnies revenues dans le giron public. Depuis le 20 septembre, elle concerne également plusieurs grands opérateurs intercités, notamment CrossCountry, Great Western Railway, Avanti West Coast et Chiltern Railways.
Seul le transporteur ferroviaire East Midlands Railway reste temporairement à l’écart. L’entreprise fait face à de nombreux problèmes de gestion de ses trains, souvent en panne et donc, d’un manque de places disponibles en raison de nombreuses annulations.
Les autres opérateurs de trains de voyageurs devraient être progressivement rattachés au secteur public l’an prochain, sous la bannière Great British Railways.
Pour Transport Focus, le prochain défi est de pouvoir maintenant fournir aux voyageurs des informations claires sur les possibilités de remplacement lorsque le trafic est perturbé. Les annulations ne disparaîtront certes pas encore. Mais au moins, leur gestion est désormais simplifiée. Et elles ne forceront plus les passagers à débourser plusieurs dizaines de livres pour avoir le privilège d’arriver à bon port!























