
Si la Société des Grands Projets a remis les clés de la ligne 18 du Grand Paris Express à Île-de-France Mobilités (IDFM) le 13 octobre, son ouverture a été reportée à la mi-décembre voire en 2027.
En effet, les premiers essais des rames n’ont pas donné entière satisfaction pour des raisons techniques et de sécurité aux trois partenaires, IDFM, RATP GI le gestionnaire de l’infrastructure et Keolis, l’exploitant qui assurera le transport des passagers. Élaboré par le constructeur Alstom, le système d’automatisation des rames circulant sans chauffeur est au cœur des préoccupations techniques.
Une liaison en 30 mn pour relier l’aéroport d’Orly à Versailles en 2030
Ce premier tronçon de la ligne 18 reliera la station de Massy-Palaiseau à trois gares : Polytechnique, Université Paris-Saclay et Christ de Saclay. Il desservira ainsi le plateau de Saclay qui concentre des établissements d’enseignement supérieur, laboratoires de recherche et entreprises innovantes. Au-delà des habitants du secteur, cette nouvelle desserte facilitera ainsi les déplacements quotidiens des étudiants, enseignants, chercheurs, ingénieurs, techniciens et salariés qui travaillent dans les établissements et entreprises de ce territoire.
Particularité, cette partie de la ligne compte le plus long viaduc de France, qui s’élève sur 6,7 km afin de franchir les principales infrastructures routières tout en favorisant une meilleure insertion paysagère.
À terme, la ligne 18 reliera l’aéroport de Paris-Orly à Versailles-Chantiers en 30 minutes sur un parcours comptant 10 gares. Avec des trains pouvant embarquer jusqu’à 350 passagers et une fréquence toutes les 3 mn aux heures de pointe, les connexions seront facilitées avec la ligne 14 à Orly (automne 2027), les RER B et C, le tramway T12 et la gare TGV à Massy-Palaiseau, ainsi qu’avec le RER C et les lignes TER et Transilien N, U et V à Versailles-Chantiers (en 2030).

Le Grand Paris Express désormais achevé à l’horizon 2031
La Société des Grands Projets a également revu il y a quelques jours le calendrier de mise en service des autres lignes 15, 16 et 17 du Grand Paris Express. Là aussi, la complexité du développement et de la validation des systèmes d’automatisation explique une partie des retards annoncés.
Le Grand Paris Express, qui prévoit la création de 200 km de lignes automatiques et 68 nouvelles gares, ne devrait désormais être achevé qu’à l’horizon 2031.
L’ouverture de la ligne 15 Sud, entre Pont de Sèvres et Noisy-Champs, avec ses 16 gares, est désormais programmée à l’automne 2027.
En 2028, deux premiers tronçons entreront en service au départ de Saint-Denis Pleyel : la ligne 16 jusqu’au Parc du Blanc-Mesnil et la ligne 17 jusqu’à l’aéroport du Bourget. Ils seront ensuite prolongés à l’automne 2029 : la ligne 16 jusqu’à Noisy-Champs, tandis que la ligne 17 atteindra le Parc des Expositions de Villepinte.
En 2030, la ligne 17 poursuivra son parcours jusqu’au Mesnil-Amelot, en passant par l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. Cette extension constituera un maillon essentiel pour les voyageurs et les dizaines de milliers de salariés de la plateforme aéroportuaire parisienne.
Enfin, l’année 2031 marquera l’achèvement de la ligne 15, avec la mise en service de ses deux branches : à l’ouest, entre Pont de Sèvres et Saint-Denis Pleyel, et à l’est, entre Saint-Denis Pleyel et Champigny Centre.
À ce jour, seule la ligne 14 est entièrement opérationnelle sur l’ensemble de son parcours, entre Saint-Denis Pleyel et l’aéroport d’Orly.
Lancé il y a plus de dix ans, le chantier du Grand Paris Express aura connu plusieurs révisions de calendrier et une explosion de son budget. Son coût initial estimé en 2010 à 19 milliards d’euros s’élève aujourd’hui à 36 milliards d’euros. Un investissement considérable mais utile pour faciliter les déplacements en Île-de-France.























