Hôtel Price Radar : tarifs en hausse selon HRS

Les tarifs hôteliers ont globalement augmenté au cours du 1er trimestre 2017 selon le Baromètre Hôtel Price Radar publié le 2 mai par HRS Global Hotel Solutions.
HRS Hotel Price Radar
Les prix de l'hôtellerie d'affaires ont largement progressé au 1er trimestre selon HRS

L’addition du voyage d’affaires devrait être salée cette année. Comme on pouvait le craindre à la lecture des prévisions publiées en janvier dans le cadre de l’étude HRS Outlook, les tarifs de l’hôtellerie d’affaires s’envolent. Le spécialiste du secteur, HRS, vient de dévoiler les résultats du Baromètre Hôtel Price Radar pour le premier trimestre. Ils témoignent d’une flambée des prix généralisée.

Paris reste relativement épargnée, même si la hausse contenue du tarif moyen par chambre (+1,6%) est décrite comme une « embellie prometteuse », après le repli de 2016 (-4,3%). Néanmoins, le « vent de reprise » évoqué par HRS souffle sur la porte d’entrée de la destination : à Roissy-CDG, il faut débourser en moyenne 116 euros par nuit, contre 107 euros au premier trimestre 2016. L’augmentation atteint 8,4%. Au niveau national, cette météo tarifaire proposée par HRS fait état d’une « reprise modeste mais prometteuse », du point de vue des hôteliers. De Nantes (+1,1%) à Strasbourg (+2,2%), de Bordeaux (+1,1%) à Toulouse (+1,1%), l’augmentation des prix reste mesurée. La moyenne tarifaire recule même sensiblement en PACA, notamment à Nice (-12,8%) et Marseille (-16,7%). Lyon se distingue avec une nuitée à 111 euros, en augmentation de 7,8% par rapport à l’an dernier.

L’hôtellerie française est relativement épargnée par la hausse des prix à l’international

Au-delà des frontières, le phénomène est beaucoup plus marqué. La péninsule ibérique progresse de manière cohérente, à hauteur de 8,6% à Lisbonne et Madrid, 8,7% à Barcelone. L’hôtellerie romaine fait encore « mieux » (+9,1% à 96 euros), mais reste devancée par Copenhague (+10,9%) tandis que Moscou enregistre un rebond spectaculaire (+26,5% à 105 euros).

Outre Atlantique, nombre de destinations business connaissent aussi une hausse à deux chiffres. C’est notamment le cas à Rio (+23,9%), à Toronto (+29,1%) et dans une moindre mesure à Buenos Aires (+13,8%) ou Mexico (+14,4%). Mais c’est finalement Washington qui recueille les honneurs de ce Baromètre Hôtel Price Radar. Selon HRS, la capitale fédérale décroche le titre de destination la plus chère au monde, à la faveur d’une augmentation de 16,9%, à 242€.

de quoi donner des sueurs froides aux acheteurs

Dans l’ensemble, le constat tiré pour le premier trimestre corrobore les projections de début d’année, comme le rappelle John Baird-Smith, Directeur HRS France. « Selon l’étude HRS Outlook menée en Janvier 2017, les tarifs moyens dans l’hôtellerie seront orientés à la hausse cette année, quel que soit le continent. Sur la base des résultats du 1er trimestre, on voit que cette tendance se confirme et valide la hausse à venir sur l’année. De quoi donner des sueurs froides aux acheteurs qui n’auraient pas anticipé ces tendances ».

John Baird-Smith ne manque pas de souligner le caractère incertain du contexte économique et géopolitique : « Il est vrai que ces derniers mois ont rendu difficile tout travail d’anticipation en raison du nouveau contexte politico-économique aux USA et en Angleterre, sans parler des élections actuelles en France et à venir en Allemagne. On pourrait aussi évoquer les récentes prévisions de croissance positive du FMI, qui devraient avoir un impact sur le développement des échanges et, in fine, sur les tarifs hôteliers. Une somme d’incertitudes qui peuvent avoir un impact sur les dépenses hôtels des entreprises. Encore une fois, les sociétés ayant fait le choix de conserver un portefeuille de tarifs négociés sur leurs hôtels stratégiques s’en tireront bien ».