
Troisième ville mondiale pour l’accueil de conventions en 2016 selon l’Union des Associations Internationales (UIA), meilleure destination 2016 pour les meetings internationaux pour Business Traveler, un aéroport crédité à plusieurs reprises du statut de meilleur hub au monde par l’Airports Council International (ACI) : le palmarès de Séoul a de quoi faire des envieux. Au diapason de son développement économique éclair au cours des années 80, la capitale sud-coréenne n’a cessé de prendre des parts de marché.
L’organisation des Jeux olympiques d’été de 1988 a officialisé son entrée dans la cour des grands du tourisme d’affaires et, tandis que le pays s’apprête à recevoir ceux d’hiver à Pyeongchang en février prochain, la métropole a largement gagné ses galons dans la mise en musique d’événements de taille, allant du sommet du G20 en 2010 à la noria de congrès de 3 000 à 10 000 participants qu’elle accueille chaque année. Les méga incentives lui ont aussi tanné le cuir comme la réception, en 2016, de 8 000 délégués chinois d’un poids lourd de la cosmétique en deux vagues consécutives. L’opération aura nécessité 34 vols et mobilisé 16 hôtels et 100 bus.
Qui peut le plus peut le moins. La diversité des infrastructures touristiques séoulites est adaptée à tous les formats. C’est d’ailleurs à partir des groupes de 50 personnes – et totalisant 100 nuits sur place – que le Seoul Convention Bureau sponsorise les opérations via des tarifs préférentiels sur une gamme de services. Le dynamisme de la ville, son héritage culturel, sa cuisine sont autant d’atouts exploités par le tourisme d’affaires. L’éventail d’activités est en effet très large : s’initier aux chorégraphies de la K-pop, apprendre les rudiments de l’alphabet coréen, méditer avec un moine bouddhiste au temple Bongeunsa (VIIIe siècle), randonner sur les 12 km du mur d’enceinte de la ville, datant du XIVe siècle, ou encore cuisiner le kimchi, le plat national à base de choux fermentés.
Les team buildings favorisant la découverte de la ville sont évidemment à privilégier, ne serait-ce que pour corriger l’idée reçue de chaos urbain. Même si l’urbanisation se révèle plutôt rugueuse avec ses autoroutes lardant la cité. Néanmoins, le processus de revitalisation en cours ici et là est réussi, et il arrive des petits miracles tel, en plein centre, celui du Cheonggyecheon. Ce cours d’eau était jadis enterré sous une voie express aujourd’hui démolie : désormais, l’aménagement de ses six kilomètres de berges compose un espace piétonnier arboré, traversé de passerelles, devenant du coup le haut lieu du jogging et des pique-niques citadins.
Gangnam, chaudron bouillonnant du business à Séoul
À proximité du Changdeokgung – le palais de la Prospérité –, demeure royale datant du XVe siècle classée au Patrimoine mondial, le village hanok de Bukchon et son bâti ancien rescapé des bombardements de la guerre de Corée invite les groupes à imaginer la ville d’autrefois dans un lacis de ruelles évoquant une inattendue cité médiévale. Cet ensemble blotti à flanc de colline tranche avec la régularité des blocs d’un nouveau Séoul qui écrit son histoire à Gangnam, sur la rive sud du Han, le fleuve traversant la ville.
Gangnam-gu, chaudron bouillonnant du business, assume sans état d’âme son statut de nouveau riche. Le long d’Apgujeong-ro, les flagships des marques de luxe paradent sur leur 31, installés dans des palais dessinés par la fine fleur des architectes de la planète. Le quartier d’affaires est un lieu de tournage prisé par les séries coréennes en quête d’arrière-plans glamour comme la boutique Dior, un bâtiment ourlé par Christian de Portzamparc. Les maisons de production de la K-pop, têtes de pont de l’image du pays à l’international, y ont leurs studios, à côté des cliniques de chirurgie esthétique qui remodèlent les fans à l’image des têtes d’anges des girls et des boys bands vedettes, les héros de l’hallyu, la pop culture coréenne.
Teheran-ro, l’avenue de deux fois quatre voies traversant le quartier d’est en ouest, est surnommée Teheran Valley. Nombre d’incubateurs de start-up sont implantés non loin, entre malls gigantesques, bars et discos trendys. Le campus Google, le LG Arts Center et le showroom Samsung sont regroupés dans cette partie de Gangnam, symbole du pays le plus connecté du monde, premier au monde à avoir proposé la 4G et déjà dans les starting-blocks pour la 5G. Et aussi, puisqu’on l’oublie souvent, l’inventeur de l’imprimerie à caractères mobiles, en 1377. Une révolution, plusieurs décennies avant Gutenberg !
Lieux privatisables
Dongdaemun Design Plaza
C’est le bâtiment contemporain à visiter. Cet ovni tout en courbes s’étire, se fend, se contracte, et sa silhouette semble muter comme une goutte de mercure selon l’angle sous lequel on l’observe. Conçu par Zaha Hadid en 2014, le Dongdaemun Design Plaza (DDP) est tout à la fois la plus grande place de la ville, un jardin et un centre multifonctions accueillant expositions, événements culturels et conférences. Très utilisé pour les lancements de produits, le DDP comprend trois halls de 400 m2 à 3 000 m² et une salle de réunions de 45 m2.
281 Eulji-ro, Euljiro 7(chil)-ga, Jung-gu • Tel : +82 2 2153 0000 • Internet : www.ddp.or.kr
Seoul 7017
Les allers et venues des 100 000 passagers fréquentant quotidiennement la gare centrale de Séoul composent un ballet frénétique sur le vaste parvis de cet édifice, parallélépipède de verre qui reflète les tours avoisinantes. Ce spectacle est l’un de ceux offerts par Seoul 7017, voie express surplombant un carrefour au trafic dantesque. Un temps vouée à la démolition, elle a été transformée voilà deux ans en promenade arborée. L’ouvrage est devenu le symbole d’une politique municipale engagée dans une réduction de la stratégie du “tout auto”. Ce parc en cœur de ville, perché à 17 m du sol, est planté de 24 000 arbres et plantes originaires de Corée. Long d’un kilomètre et ouvert 24h/24h, il est ponctué de plusieurs kiosques pourvus de cafés, de terrasses, en plus d’espaces privatisables jusqu’à 5 000 participants.
432, Cheongpa-ro, Jung-gu • Tél. : + 82 2 2133 8687 • Internet : seoullo7017.seoul.go.kr
Centres de convention
Coex
C’est une des vues les plus célèbres de Séoul : le bouddha monumental du temple Bongeunsa dominant la façade elliptique du Coex. Sous cet angle, le plus grand palais des congrès du pays semble bénéficier d’un parrainage hors pair. Ce qui lui a réussi. Recevant en moyenne quelque 200 expositions et 2 000 meetings par an, il s’est imposé comme la référence du secteur à la fois grâce à ses équipements ultramodernes, mais aussi par sa situation idéale au cœur de Gangnam, à proximité immédiate des grands hôtels et mitoyen des bus partant pour l’aéroport. Surface totale: 106 000 m2. Surface d’exposition : 36 000 m2. Auditorium de 1 500 places et 53 salles de réunions modulables.
513, Yeongdong-daero, Gangnam-gu. • Tél. : + 82 2 6000 1123 • Internet : www.coex.co.kr/eng
Some Sevit “Floating Islands”
Pourvu d’espaces extérieurs ondoyants, ce petit centre de convention aux façades futuristes de métal et de verre profite de vues exceptionnelles sur la ville. Et pour cause : il est installé sur l’une des trois îles artificielles de la rive sud du Han, à distance suffisante des constructions pour offrir des panoramas dégagés. Il abrite six salles de 40 m2 à 760 m2, dont un restaurant dominant le fleuve. Sous le dôme, le salon principal, d’une capacité de 500 hôtes, bénéficie d’un vaste écran de projection de 18 m et d’une mise en lumière sophistiquée, à l’instar de l’ensemble du bâtiment, dont l’éclairage led est personnalisable à la demande.
683, Olympic Rd, Seocho-gu. • Tél. : + 82 2 537 2440 • Internet : www.ficonvention.com
Culture
Leeum, Samsung Museum of Art
Le plus beau musée de la ville ! Financé par le groupe Samsung et conçu à partir de la collection d’art coréen de son fondateur Lee Byung-chul (1910-1997), le Leeum est composé de trois musées, chacun abrité dans un bâtiment réalisé par un architecte de renom. Lumineuse idée, car l’ensemble réserve ainsi une promenade architecturale et un joli dialogue entre les matériaux choisis : la brique par Mario Botta au musée des Arts traditionnels, l’acier par Jean Nouvel pour le musée d’Art moderne et contemporain et le béton pour les espaces d’expositions temporaires conçus par Rem Koolhaas. La collection permanente d’art coréen – céramique, bronze, calligraphie – comprend de nombreuses pièces classées “trésor national”. Quant à la section contemporaine, elle s’illustre par un choix pointu d’œuvres d’artistes locaux et internationaux tels Damien Hirst, Rothko, Gerhard Richter, Yves Klein ou Francis Bacon. Des sculptures de Giacometti, Anish Kapoor et Louise Bourgeois sont disséminées dans les espaces extérieurs.
60-16 Itaewon-ro 55-gil, Hannam-dong, Yongsan-gu • Téléphone : +82 2 2014 6901 • Internet : leeum.samsungfoundation.org
S’Y RENDRE
Korean Air et Air France, membres de SkyTeam, offrent deux vols quotidiens en partage de code vers Séoul, l’un décollant de Paris CDG à 13h10 (Air France), le second à 21h00 (Korean Air). L’une et l’autre des compagnies offrent trois classes de voyage : économique, business et first pour Korean Air, économique, premium et business chez Air France. Korean Air opère ses vols en Airbus A380 et Air France en Boeing B777.
Tél. : 0820 320 820 (Air France) ; 01 53 45 3177 (Korean Air)
Internet : www.airfrance.fr ; www.koreanair.com
Asiana Airlines, autre grande compagnie sud-coréenne, assure
cinq liaisons par semaine entre Paris CDG et Séoul. Ces vols
sont effectués en Boeing B777 et présentent trois classes
de service, dont la nouvelle classe affaires Smartium.
Tél. : 01 53 43 79 07 • Internet : www.flyasiana.com
SE RENSEIGNER
Seoul Convention Bureau
Tél. : + 82 2 3788 8151 (helpdesk Mice) • Email : editor@seoulwelcome.com • Internet : www.seoulwelcome.com ; www.miceseoul.com
Office national du tourisme coréen
Tour Montparnasse (4e étage). 75755 Paris Cedex 15 France • Tél. : 01 45 38 71 23 • Email : ontcparis@gmail.com •
Internet : french.visitkorea.or.kr























