L’Airbus A321XLR, une révolution pour les lignes long-courriers

La présentation par Airbus de son A321 XLR sur le Salon du Bourget ouvre de nouvelles perspectives aux compagnies aériennes, notamment pour assurer des vols long-courriers vers des destinations secondaires.

Airbus
La compagnie libanaise Middle East Airlines compte parmi les premières compagnies à commander l’A321XLR d'Airbus

Dans la famille A320 neo, il y avait déjà l’Airbus A321neo, qui redéfinissait les standards de l’Airbus A321 en permettant notamment des économies de carburant de 25 %. Puis vint l’A321LR avec son rayon d’action de 15 % supplémentaire autorisant des vols entre Paris et Montréal ou le Golfe Persique, par exemple, avec des avions de moindre capacité que les appareils traditionnellement destinés aux long-courriers comme le Boeing B777 ou l’Airbus A350.

Lors du salon du Bourget, Airbus a présenté une nouvelle évolution avec son A321 XLR – pour Xtra Long Range –, un appareil mono-couloir qui offre encore plus d’autonomie grâce à l’ajout d’un réservoir central arrière, mais avec une consommation de carburant par siège de 30 % inférieure aux précédents modèles.

Capable de voler sur une distance de 8 700 km, l’A321 XLR ouvre de nouveaux horizons aux compagnies traditionnelles comme aux acteurs low cost pour l’ouverture de nouvelles lignes long-courriers. Avec des volumes passagers plus faibles, l’A321XLR pourra ainsi aider au développement et à la rentabilité de vols intercontinentaux au départ de villes secondaires du type Toulouse-Dubaï, Nice-Boston, Barcelone-­Chicago ou Miami-Buenos Aires.

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Parmi les premières à commander l’A321XLR, la compagnie libanaise Middle East Airlines entend renforcer son réseau en Afrique et en Asie, tandis que l’Australien Qantas et sa filiale low cost Jet Star comptent sur l’appareil pour lancer de nouvelles lignes vers la Chine et le Japon.

Attendu pour 2023, l’A321XLR permet à Airbus de devancer son concurrent Boeing, qui prévoyait de lancer un appareil long-courrier de moyenne capacité à l’horizon 2025, voire plus tard. Un avionneur américain déjà empêtré dans les problèmes de son B737 MAX qui pourrait ainsi rater le coche d’un marché très prometteur.