
Pour les organisateurs d’opérations incentive, Israël peut avoir l’image d’une destination “compliquée”. Que répondez-vous à cela ?
Albert Benabou – Que le reste du monde est compliqué aussi… Au-delà de cette “complication”, il y a un état de fait qui est beaucoup plus simple et tout visiteur de retour d’Israël le signale. Vous arrivez dans le pays, la vie est normale, beaucoup plus que cela n’apparaît dans la presse. C’est une question de perception, et une partie de notre travail consiste à expliquer qu’on est beaucoup plus en sécurité en Israël que dans d’autres lieux. Autre chose : on voit se développer actuellement une trame économique dans la région, entre Israéliens, Palestiniens, Jordaniens… C’est inévitable et cela dépasse la politique, et c’est ça qui est sain. Ce dynamisme, on ne pourra pas l’éviter. De la même façon, pour ma part, si je dois présenter un voyage à Jérusalem, je n’oublie pas de mentionner l’importance de Bethléem (ndlr : en Cisjordanie).
Israël a également l’image d’une destination chère comparée aux autres pays du Bassin méditerranéen. Est-ce justifié ?
A. B. – Le coût de l’aérien est important et nous faisons des efforts pour que le vol vers Israël ne soit plus du vol… Cela commence à bouger : nous avons deux nouvelles liaisons qui vont s’ouvrir bientôt, l’une à partir de Lyon, l’autre à partir de Marseille. Côté hébergement, il est vrai que nous avons beaucoup d’hôtels construits sur le modèle du haut niveau nord-américain. De plus en plus, on réalise qu’un petit hôtel-boutique de charme peut plaîre davantage aux Européens, et notamment aux Français. Les tarifs y sont beaucoup plus accessibles. Mais il ne faut pas exagérer, le coût de la vie en Israël est tout à fait raisonnable pour un voyageur d’affaires venu d’Europe.
Notez-vous un frémissement sur ce marché du tourisme d’affaires ?
A. B. – Il y a un intérêt. Les espaces de conventions existent, à Tel-Aviv, à Jérusalem, à Haïfa… Et puis il y a l’attractivité d’une destination très riche. Je comprends que Jérusalem reste le joyau de la couronne, mais il y a autre chose. Voyez tout le Neguev, Ashkelon et ses 5000 ans d’histoire, tous les festivals incroyables qui sont organisés sur le territoire : toutes ces dimensions-là sont encore mal connues. Peut-être est-ce notre erreur de ne pas avoir mis ces produits sur le marché, mais c’est exactement ce que nous sommes en train de faire.
Dossier - Jérusalem
- Albert Benabou, directeur de l’Office national israélien du tourisme à Paris
Le jardin de Gethsémani
Le mur des Lamentations
Le quartier de Mea Shearim
L’hôpital Hadassah à Ein Kerem
Roni Tordjman, directeur d’Arkia Travel (filiale réceptive d’Arkia Travel)
Église russe Sainte Marie-Madeleine




















