La clientèle d’affaires dynamise l’hôtellerie française

Tenue de salons et congrès, retour des voyageurs internationaux : les résultats de l'hôtellerie française en septembre, présentés par In Extenso, montrent que la clientèle d'affaires poursuit la dynamique positive de ces derniers mois.
Avec le retour des clientèles étrangères, l'hôtellerie parisienne retrouve une fréquentation élevée. © Paris Tourist Office - Photographe : © Sarah Sergent
Avec le retour des clientèles étrangères, l'hôtellerie parisienne retrouve une fréquentation élevée. © Paris Tourist Office - Photographe : © Sarah Sergent

Des hôtels parisiens qui tournent à 88 % de fréquentation, plus de 80% d’occupation dans les établissements bordelais et le reste étant à l’avenant dans les grandes métropoles françaises : les résultats présentés par In Extenso Tourisme, Culture et Hôtellerie (TCH) pour le mois de septembre confirment le retour de la clientèle d’affaires dans les hôtels français.

Après une période estivale réussie côté loisir, la tenue en septembre d’événements comme la Fashion Week à Paris, l’IPEM, qui a réunit à Cannes les professionnels du private equity, ou encore la journée Echo Cardio et le congrès Cobaty à Bordeaux ont prolongé et même accéléré une dynamique positive. « Les bonnes performances réalisées par l’hôtellerie française depuis le début de l’année se poursuivent sur le mois de septembre. Les professionnels attendaient le retour de la classe affaires dans les hôtels français porté par la tenue de nombreux événements« , a commenté Olivier Petit, Associé chez In Extenso TCH.

Alors qu’une part de la clientèle loisirs était encore présente dans les hôtels en septembre – In Extenson faisant le constat « de vacanciers de plus en plus nombreux à faire le choix de partir à la rentrée » -, ce sont surtout les voyageurs d’affaires qui ont participé à l’embellie générale, notamment la clientèle internationale qui a marqué son grand retour. En région parisienne, les manifestations internationales ont par exemple accueilli 25% de visiteurs étrangers, soit bien plus qu’en 2019 (13%).

Fort de cela, le taux d’occupation a atteint les 74% au plan national, soit trois points de mieux qu’au mois d’août et seulement deux points en dessous du niveau atteint en 2019. Les tarifs de chambres ayant depuis longtemps dépassé ce plafond (+14% vs septembre 2019 pour un prix moyen de 117€), l’ensemble aboutit à un chiffre d’affaires en hausse de 11% sur le seul mois de septembre par rapport à 2019, et de 6% sur le cumul de neuf premiers mois de l’année. La France, comme le Royaume-Uni (+ 6%) ou l’Irlande (+8%), fait partie des pays européens où l’hôtellerie a pu trouver les ressources de dépasser les performances d’avant la pandémie à la différence de l’Allemagne (-21%), de la Belgique (-19%) ou de l’Espagne (-9%).

En s’appuyant sur les chiffres de son partenaire STR, In Extenso note d’ailleurs que Paris est la capitale européenne qui « connaît le plus fort rebond après la crise de Covid-19 » avec une hausse de son revenu par chambre de 18% par rapport à 2019. Avec Dublin (+5%), c’est même la seule des grandes capitales européennes à présenter des résultats supérieurs à la période pré-covid, alors l’hôtellerie à Londres (-3%), mais surtout à Madrid, Barcelone et Berlin (-10%) et encore plus à Bruxelles (-25%) est toujours à la peine.

Si Paris a retrouvé son rôle moteur de l’hôtellerie hexagonale, les autres métropoles et régions françaises profitent également de cet élan positif avec un taux d’occupation de 79% en septembre sur la Côte d’Azur, et de 71% pour les autres zones géographiques qui, toutes, retrouvent des niveaux de fréquentation quasi équivalents à 2019 (-1%). « La tendance devrait se poursuivre pour cette fin d’année, prévoit Olivier Petit, même si certains facteurs doivent être regardés de près : la hausse de l’inflation avec la baisse du pouvoir d’achats des touristes ainsi que la hausse et la pénurie dans le secteur de l’énergie qui pourrait limiter les déplacements ».