
Afficher complet quasiment à son ouverture. Peu d’hôtels peuvent se targuer d’avoir connu une telle entrée en matière. L’Eklo Paris Porte de Versailles, si. Sa situation à proximité directe du hall 3 du parc des expositions parisien en a fait un point de chute idéal lors du salon de l’agriculture. Et il devrait sans doute en être de même lors des prochaines grandes manifestations prévues sur le site de Viparis, qu’elles soient professionnelles ou même sportives, l’hôtel s’apprêtant à héberger parmi ses clients un certain nombre de fonctionnaires de la gendarmerie pendant les prochains Jeux Olympiques.
L’ouverture du nouveau flagship de la marque Eklo, fort de ses 304 chambres pour 750 lits, s’inscrit dans la volonté de Viparis, propriétaire de l’établissement, de proposer une offre hôtelière diversifiée sur l’emprise foncière de Paris Expo Porte de Versailles. Après du lifestyle avec Mama Shelter et du classique avec Novotel – deux hôtels inaugurés fin 2019 -, la marque Eklo vient ainsi ajouter son approche de l’hôtellerie à la fois économique et écologique à destination des voyageurs affaires ou des vacanciers de passage. Des clients auxquels elle propose une offre hybride mêlant chambres simples et doubles et d’autres dédiées aux familles, en plus de dortoirs de six personnes – avec salle de bain intégrée – pouvant être vendus au lit ou privatisés.


« Lors de l’appel d’offres en 2019, nous nous étions portés candidats face des acteurs comme Accor, B&B Hotels ou IHG. Je remercie Viparis de nous avoir fait confiance alors que nous n’avions à l’époque que trois hôtels en exploitation », raconte Emmanuel Petit, fondateur d’Eklo. Cet ancien cadre du groupe Accor s’est lancé dans l’aventure en 2014 avec l’idée de proposer une hôtellerie économique à la fois plus conviviale, plus design, mais aussi plus responsable. Le groupe hôtelier fait d’ailleurs partie des acteurs les plus engagés en matière de RSE, affichant une notation globale de A pour son étiquette environnementale.
Cet esprit, décliné à travers les 11 établissements de la marque, notamment ceux ouverts l’an dernier à Paris CDG et face à la gare de Montpellier, infuse dans ce nouveau flagship construit selon des normes bas carbone. En parallèle, l’Eklo Paris Porte de Versailles arrive à Paris avec son lieu festif French Kiss, un nouveau concept de restauration lancé récemment à Montpellier.

Couronnant son neuvième et dernier étage, ce bar-restaurant à l’esprit guinguette joue sur une carte courte, comme il se doit alimenté de produits de saison et issus de circuits courts, et sur des cocktails et alcools français exclusivement. Des animations régulières donnent au lieu son côté festif entre musique live, stand up, blind test et karaoké. Offrant 200 places assises, French Kiss est d’ailleurs ouvert sur l’extérieur aux deux sens du terme. Tout d’abord avec sa terrasse en rooftop avec vue sur Paris, mais aussi sa volonté d’attirer une clientèle de proximité, les habitants du quartier comme les visiteurs du parc des expositions.
Alors que ce concept devrait être déployé dans d’autres établissements Eklo, notamment à Toulouse et Bordeaux, la marque compte étendre une nouvelle proposition présente à la porte de Versailles : des salles de réunions. De par sa situation propice aux déplacements professionnels, l’hôtel parisien propose en effet deux salles au 1er étage pouvant accueillir jusqu’à 80 personnes. Le tout s’ajoutant à la possibilité pour les entreprises de privatiser le bar-restaurant et le rooftop pour des événements.

Après Paris, l’Eklo Bordeaux devrait également proposer un espace de réunion dans le cadre d’une extension de l’hôtel qui verra aussi l’ajout de 80 chambres à l’horizon 2025. « Nous nous sommes rendus compte qu’en n’en ayant pas, nous nous fermions à la clientèle séminaires alors que nous avions des demandes, explique Emmanuel Petit. C’est une offre que nous comptons développer ailleurs« .
D’autant qu’Eklo, qui a récemment effectué une levée de fonds de 35 millions d’euros, entend renforcer son réseau en France avec une dizaine de nouveaux hôtels attendus d’ici 2028. Parmi lesquels, des projets avancés à Marseille et Nantes et d’autres en prévision en région parisienne. L’objectif avoué d’Emmanuel Petit étant d’atteindre la barre des 40 hôtels en France et pourquoi pas à l’international d’ici dix ans.




















