
L’ouverture du musée de l’Ermitage à Amsterdam, annoncée pour 2009, dans le cadre de “Holland Art Cities”, illustret- elle ce fameux esprit hollandais ?
Ernst W. Veen – Les Hollandais sont un peuple de marchands et de navigateurs qui a toujours été attiré par l’ailleurs. L’ouverture d’une succursale de l’Ermitage à Amsterdam reflète cet intérêt pour l’étranger. C’est aussi le fruit de très anciennes relations entre les Pays-Bas et la Russie. La base de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg est une collection de peintres néerlandais de l’Âge d’or. Et, de notre côté, nous accueillerons en juin une grande exposition sur la cour des tsars, avec des tableaux, de la vaisselle, des robes d’apparat…. C’est un échange, une curiosité de l’ailleurs.
Comment l’idée d’une “succursale” à Amsterdam est-elle née ?
E. W. V. – En tant que directeur d’un autre musée, le Niewe Kerk, j’organise chaque année des expositions sur les arts étrangers : Turquie, Maroc, Mexique, Afghanistan… Après la Perestroïka, mon équipe et moi sommes allés en Russie et y avons proposé une collaboration. Ensuite, nous avons trouvé un ancien hospice du XVIIe siècle que nous sommes en train de rénover pour en faire un musée.
Comment définiriez-vous l’esprit hollandais ?
E. W. V. – Je dirai que les Hollandais sont ouverts à l’inspiration que leur offrent les autres cultures. Un exemple : à la suite des négociations avec l’Ermitage, nous avons créé l’Association des amis de l’Ermitage et avons tout de suite rassemblé assez d’argent pour refaire un toit à la salle des Rembrandt. Je pense aussi que la détermination et la volonté font partie de nos mœurs.
Dossier - Pays-Bas : l’esprit hollandais
Pays-bas : l’esprit hollandais
- Ernst W. Veen, directeur du musée de l’Ermitage d’Amsterdam
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