Étude : les événements d’entreprise pèsent 32 milliards d’euros en France

D’après une étude publiée le 27 novembre par plusieurs références du secteur, les retombées économiques liées aux événements d’entreprise représenteraient 32 milliards d’euros.

DR
Les événements d'entreprise ont réuni 52 millions de participants l'an dernier, d'après l'étude publiée le 27 novembre

Si les études consacrées au marché du MICE sont nombreuses – et leur véracité pas toujours avérée – ce nouveau rapport « le poids et les retombées économiques des événements d’entreprise » affiche de soldes garanties. Paraphée par des acteurs comme Atout France, l’Office du Tourisme et des Congrès de Paris (OTCP), ou la Direction Générale des Entreprises (DGE) du Ministère de l’Économie et des Finances, cette publication inédite a donc sondé le MICE made in France en 2018. Résultat : on a recensé l’an dernier pas moins de 380 000 événements d’entreprise et d’institution, dont une majorité (54%) de séminaires. Un événement sur cinq (20%) a pris la forme d’une soirée d’entreprise, les opérations de communication externe représentant quant à elles 13% du panel. Ces différents événements ont réuni 52 millions de participants au total, dont 11% d’invités étrangers. Sans surprise, l’Ile-de-France s’adjuge la part du lion, avec un tiers des participants (32%).

Cette nouvelle étude s’est également essayée à estimer la manne financière liée à cette activité. Celle-ci atteindrait 32 milliards d’euros, dont 9,2 milliards générés par les événements franciliens. Ces retombées économiques bénéficieraient principalement (52%) aux entreprises de production événementielle (accueil, aménagement, prestation de contenu, traiteur événementiel, location de site…). Mais les acteurs du tourisme (transport d’accès et sur place, hébergement, restauration, commerce) tirent leur épingle du jeu en engrangeant le reste de ces bénéfices, soit 48%. Autre chiffre clé : les événements d’entreprise sont à l’origine de la création – ou du maintien – de quelque 350 000 emplois en France, dont une majorité (55%) dans la branche touristique.