EVP 2019 : le voyage d’affaires européen décolle selon American Express GBT

A l’occasion de la 28e édition de l’EVP, organisée mercredi à Paris, American Express GBT a dévoilé les résultats du Baromètre européen du voyage d’affaires.

Chereque-Amex-EVP2019
Philippe Chérèque, Président d'American Express GBT, lors de la présentation du baromètre EVP 2019.

L’édition 2019 du baromètre européen du voyage d’affaires a été dévoilée le 20 mars à Paris, au Terminal 7, Porte de Versailles. L’étude annuelle publiée par American Express GBT témoigne d’un exercice 2018 plus dynamique que prévu. En effet, le pourcentage d’augmentation des dépenses (+3,8%) dépasse – légèrement – les prévisions du précédent baromètre. Si la croissance concerne l’ensemble des marchés étudiés par la TMC, quelques nuances s’imposent. Ainsi, la France compte parmi les “mauvais élèves”, ou du moins parmi les moins zélés, avec une croissance des dépenses voyages inférieure à la moyenne (3,4%). A l’inverse, et malgré le facteur X du Brexit, le marché britannique fait figure de moteur pour le marché européen du business travel (6,5%). Quant aux prévisions 2019, American Express table sur une nouvelle année de croissance : 4,3% au niveau européen. Et une nouvelle fois, la France affichera des performances inférieures à la moyenne (2,3%), tandis que le Royaume-Uni poursuivra sur sa belle dynamique (+6,2 %), mais inférieure au marché espagnol (6,8%).

Autre temps fort de cet EVP 2019 : les priorités désignées par les travel managers. D’après les témoignages recueillis auprès de quelque 1000 entreprises dans dix pays européens, le contrôle des coûts focalise l’attention du marché. La montée en puissance de la problématique liée à la sécurité des données, deuxième priorité, peut s’expliquer par la mise en place du RGPD. A l’inverse, la sécurité des voyageurs, au cœur des préoccupations depuis plusieurs années, perd un peu de terrain, passant de la première à la troisième place du podium.

L’autre enseignement à retenir de cet EVP 2019 réside dans le triangle voyageur-travel manager-agence de voyages. Il apparaît ainsi que la TMC demeure le canal privilégié pour plus d’une entreprise sur deux (53%), tandis que la fonction de travel manager ne serait plus incarnée par un service dédié (23% à peine), mais plutôt « ventilée » sur d’autres départements : finance (28%), achats (24%) ou RH (15%). Quant au voyageur, il semble bénéficier d’un climat favorable. Non seulement sa satisfaction est aujourd’hui un facteur qui compte – 71% des entreprises en mesureraient l’évolution – mais il jouit aussi d’une plus grande liberté dans ses choix. En effet, les politiques voyages plus souples, sans caractère contraignant, gagnent du terrain (+11 points en deux ans, à 20%). A en croire American Express GBT, la montée en puissance de l’open booking se confirme, et le respect de la politique voyages ne serait plus le graal du travel management. Ainsi, seule une minorité d’entreprises (45%) afficheraient un taux de compliance supérieur à 70%. Notons néanmoins que les voyageurs d’affaires français sont visiblement restés fidèles à leur agence. En effet, la France est le pays où le taux de réservation en open booking est le plus faible (26,3%), la majorité des reservations transitant par la TMC (55%).
« Les objectifs des entreprises et les attentes des voyageurs ont évolué à des rythmes différents ces dernières années. Aujourd’hui, chaque voyage est un appel d’offres que nos clients doivent gagner pour atteindre leurs objectifs. Notre rôle est de permettre à nos clients de relever ce défi, par la qualité de nos services et nos innovations au service des voyageurs », souligne Julien Kauffmann, Directeur Général GBT France, Benelux et Europe du Sud.