IATA confirme la reprise du trafic avec l’assouplissement des règles

Alors que l'Australie, l'Inde, l'Indonésie, les Pays-Bas, la Tunisie, la Suède ou la Suisse simplifient ou vont simplifier leurs conditions d'entrée, IATA signale un véritable boom de la demande.
L'aéroport de Dubaï va profiter de la reprise du trafic aérien en 2022 (Photo: Luc Citrinot)

Beaucoup d’experts du transport aérien évoquent un tourisme « de revanche » dans un monde post-Covid. Alors que les déclarations de l’OMS sont plus optimistes sur une probable transformation de la pandémie en endémie, de plus en plus de pays adoptent une stratégie de cohabitation avec le virus du covid. Et les règles d’entrée simplifiées génèrent bien une appétence aux voyages.

C’est ce que constate ainsi IATA. L’Association Internationale du Transport Aérien indique une forte augmentation de 11 points (sur un pourcentage) de vente de billets internationaux ces dernières semaines. Cette hausse des ventes est la plus forte constatée sur deux semaines depuis la début de la pandémie. Ainsi, pour la semaine du 25 janvier, le nombre de billets vendus représentait 38 % de celui de la même période en 2019. Mieux encore, sur la semaine du 8 février, le nombre de billets vendus représentait 49 % de la même période en 2019.

Les pays ouverts représentent désormais 60% de la demande de 2019

IATA explique ce bond des ventes de billets par le contexte d’assouplissement des restrictions frontalières au Covid-19. L’association a ainsi étudié l’évolution des restrictions de voyage sur les 50 principaux marchés aériens mondiaux (équivalent à 92 % de la demande mondiale en 2019, mesurée en passagers-kilomètres payants). IATA fait état d’un total de 37 marchés (soit environ 60 % de la demande de 2019) désormais ouverts aux voyageurs vaccinés dans des conditions variables.

Si l’on affine ce nombre, on constate que 28 marchés sont ouverts aux voyageurs vaccinés sans obligation de quarantaine. Soit environ 50% de la demande de 2019. A l’intérieur de ses 28 pays, 18 marchés (représentant environ 20% de la demande de 2019) sont ouverts aux voyageurs vaccinés sans aucune obligation de quarantaine ou de test avant le départ.

L’élan vers une normalisation des conditions de transport se renforce

« L’élan vers une normalisation des conditions de transport se renforce. Les voyageurs vaccinés ont la possibilité de voyager beaucoup plus loin avec moins de soucis qu’il y a quelques semaines« , souligne Willie Walsh, directeur général de IATA. « Cela donne confiance à un nombre croissant de voyageurs pour acheter des billets. Et c’est une bonne nouvelle ! Nous devons maintenant accélérer encore la levée des restrictions de voyage. Si les progrès récents sont impressionnants, on reste encore loin des niveaux de connectivité de 2019. Treize des 50 principaux marchés de voyage n’offrent toujours pas d’accès facile à tous les voyageurs vaccinés. Cela inclut des économies majeures comme la Chine, le Japon, la Russie, l’Indonésie et l’Italie« , ajoute encore le directeur général de IATA.

Déconnecter les conditions d’entrée de la propagation du virus

IATA a publié un catalogue de souhaits pour soutenir la reprise. L’association demande ainsi :

  • La suppression de tous les obstacles au voyage (y compris la quarantaine et les tests) pour les personnes entièrement vaccinées avec un vaccin approuvé par l’OMS.
  • Permettre aux voyageurs non vaccinés ayant un résultat négatif au test antigénique avant le départ de voyager sans quarantaine.
  • Supprimer les interdictions de voyager.
  • Accélérer l’assouplissement des restrictions de voyage en reconnaissant que les voyageurs ne présentent pas plus de risque de propagation du virus que celui qui existe déjà dans la population générale.

« Les restrictions de voyage ont un impact important sur les personnes et les économies. Mais elles n’ont cependant pas arrêté la propagation du virus. Il est temps de les supprimer. Nous apprenons en effet à vivre et voyager dans un monde où subsisteront des risques de propagation du Covid-19. Il faut donc cesser de prendre des mesures spéciales à l’encontre de la population des voyageurs. Dans la plupart des cas, les voyageurs n’apportent pas plus de risques sur un marché qu’il n’y en a déjà. De nombreux gouvernements l’ont reconnu et ont supprimé les restrictions. Beaucoup d’autres doivent désormais suivre« , plaide ainsi Willie Walsh.