Région Occitanie et Toulouse Métropole peuvent sabrer le champagne après quatre ans de bataille autour d’une projet hautement politique. Le 27 avril, une lettre du Premier Ministre Jean Castex confirmait en effet que l’Etat français s’engageait à hauteur de 4,1 milliards d’euros dans le financement du tronçon grande vitesse Bordeaux-Toulouse. Avec, à l’horizon 2030, la possibilité d’effectuer en 3h10 le trajet Paris-Toulouse contre 4h22 actuellement (meilleur temps de parcours).
Toulouse était ainsi l’une des dernières métropoles régionales (avec Nice et Clermont-Ferrand) à ne pas...
Région Occitanie et Toulouse Métropole peuvent sabrer le champagne après quatre ans de bataille autour d’une projet hautement politique. Le 27 avril, une lettre du Premier Ministre Jean Castex confirmait en effet que l’Etat français s’engageait à hauteur de 4,1 milliards d’euros dans le financement du tronçon grande vitesse Bordeaux-Toulouse. Avec, à l’horizon 2030, la possibilité d’effectuer en 3h10 le trajet Paris-Toulouse contre 4h22 actuellement (meilleur temps de parcours).
Toulouse était ainsi l’une des dernières métropoles régionales (avec Nice et Clermont-Ferrand) à ne pas avoir « sa » ligne grande vitesse dédiée. C’était devenu une priorité pour la région. Notamment en raison de l’énorme poids économique que constitue Toulouse dans le Sud-Ouest.
Un projet de 7,5 milliards d’euros
La construction de la LGV va coûter cher, très cher. On estime en effet à 7,5 milliards d’euros la construction du tronçon de 200 km entre Bordeaux et Toulouse. Soit presque autant que le tracé Tours-Bordeaux sur l’actuelle LGV Paris / Sud-Ouest. Les 340 km de tronçon avaient alors englouti 7,8 milliards d’euros. La future ligne raccourcira la durée de parcours entre les deux métropoles du sud-ouest à tout juste une heure.
Le financement du tronçon du GPSO (Grand projet du Sud-Ouest) sera donc assuré pour 40% par l’Etat et 40% par les collectivités – principalement les régions Occitanie et Nouvelle Aquitaine, les métropoles de Toulouse et Bordeaux – à travers une société de financement. L’État va également plaider l’aide de l’Union Europe à hauteur de 20%.
Le calendrier de construction va désormais pouvoir s’accélérer. Avant la fin de l’été, le montage financier devrait être validé. La nouvelle société de financement sera ensuite constituée pour un lancement des travaux à l’horizon 2024. Et une ouverture potentielle programmée autour 2030.
La LGV aura une autre conséquence bénéfique pour les usagers de la région Occitanie. Elle permettra de désengorger l’actuelle ligne ferroviaire entre Bordeaux et Toulouse, y compris les dessertes d’Agen et Montauban. Ce qui permettra de constituer une véritable ossature RER/TER autour de la métropole toulousaine.