Lucia Bichara, présidente de l’agence Bis Brazil

Quelle part occupe l’incentive dans votre chiffre d’affaires ?

Lucia Bichara – Environ 50 % répartis entre trois nationalités. D’abord les Portugais, ensuite les Français et enfin les Italiens. Côté Français, nous avons récemment reçu deux groupes de 80 et 100 personnes. Il s’agissait d’une marque automobile et d’un laboratoire.

Quel est le programme type d’un incentive à Salvador de Bahia ?

L. B. – Avant tout, je dois dire que les Français sont très concernés par les programmes historiques. Cela ne veut pas dire qu’ils ne savent pas s’amuser. On leur fait évidemment découvrir la ville grâce, par exemple, à une chasse au trésor, puis ils assistent à une démonstration de capoeira ; d’autres fois, on privatise une goelette et l’on part pour une journée sur l’une des nombreuses îles de la baie. Là, on leur fait pratiquer tous les sports de plage.

Quelle est la durée moyenne d’un séjour ?

L. B. – Trois ou quatre jours s’il ne s’agit que de Salvador, une semaine lors d’un combiné avec Rio.

Salvador de Bahia est-il équipé en infrastructures hôtelières ?

L. B. – Parfaitement équipé, du moins en hôtels quatre étoiles. Nous pouvons accueillir des groupes de 500 à 600 personnes. Le centre de conventions est assez grand pour cela.

Comment se porte le marché français ?

L. B. – Un peu moins bien qu’il ne s’est autrefois porté. Car, même si elle est mythique, la destination est lointaine. Et puis nous sommes concurrencés par la République dominicaine ou Cuba qui sont très offensifs sur ce segment. Enfin, nous n’avons pas assez d’avions… Mais nous ne baissons pas les bras, nous participons à de nombreux workshops, salons, séminaires et congrès…