
Pourquoi Dubaï ?
Pascal Maigniez – Pour sa vitalité, son extravagance, ses endroits branchés et, bien entendu, son climat. En dépit des travaux que connaît la ville, peu de plaintes sont à déplorer. Ce dynamisme fait partie de l’ambiance.
Comment se comporte la destination ?
P. M. – En 2007, Dubaï a accueilli environ 7 millions de visiteurs, en progression de 8 % par rapport à 2006. Nos premiers visiteurs sont les Britanniques (environ un million par an), l’émirat ayant été sous protectorat britannique et beaucoup y parlant l’anglais. Quant au marché français, il totalise 120000 visiteurs dont 36000 touristes, le tourisme d’affaires représentant 20 % de cette population. Sur ces dix dernières années, la progression du marché français est de +18 %.
Les infrastructures suivent-elles ?
P. M. – Non, et pourtant on s’étonne régulièrement du grand chantier que représente Dubaï et son ballet de grues permanent. Ce n’est pas un décor, il s’agit de pouvoir répondre à la demande ! Depuis un bon moment, les infrastructures sont notoirement insuffisantes. Sur ces trois dernières années, nous évaluons ce déphasage entre l’offre et la demande à un déficit d’un million de visiteurs par an, ce qui n’est pas rien en termes de retombées économiques !
Il y a donc peu de chambres disponibles à Dubaï ?
P. M. – Durant les grands salons, comme la majeure partie de l’année, il est difficile de loger un groupe d’une soixantaine de personnes dans un hôtel balnéaire. Ces établissements préfèrent travailler avec les individuels, leur taux d’occupation annuel est de 85 % ! En dépit des 52 hôtels quatre et cinq étoiles qui vont ouvrir d’ici à 2009, nous savons d’ores et déjà que cette nouvelle offre ne répondra pas à l’augmentation de la demande.
La taille idéale des groupes ?
P. M. – Dans ce contexte, j’aurai tendance à dire que plus ils sont petits, mieux c’est. Ce qui nous intéresse c’est le budget du client. Dubaï a un bon rapport qualité/prix compte tenu de ses prestations haut de gamme, mais on n’y organise pas grand-chose à moins de 1000 € par jour et par personne. Sur les hôtels balnéaires, le qualitatif est donc à privilégier : séminaires de direction, opérations de RP, lancements de produits… En ville, il y a plusieurs établissements qui peuvent accueillir 400-500 personnes. Mais pas davantage. Pour l’instant, nous manquons aussi de gros porteurs.
* DTCM : Department of Tourism and Commerce Marketing
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La mosquée Jumeirah de Dubaï
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- Pascal Maigniez, directeur France-Benelux du DTCM* du gouvernement de Dubaï
Tapis et objets d’art au Dubaï Hotel al-Maha




















