« Fort rebond » du voyage d’affaires en vue selon TripActions

TripActions a sondé le marché français du business travel - voyageurs d'affaires et décideurs - pour connaître leurs prévisions et leurs attentes pour l'année 2022. Et la tendance serait plutôt favorable...
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TripActions a sondé 376 voyageurs d'affaires et décideurs français en décembre 2021

Alors que les crises se succèdent, difficile de présager de quoi l’avenir sera fait. TripActions s’est pourtant essayé à l’exercice, en sondant près de 400 acteurs français du business travel, voyageurs d’affaires et autres décideurs du secteur. D’après le nouvel arrivant sur le marché français, le bilan est plutôt positif, puisque sa conclusion est la suivante : « Les entreprises françaises s’attendent à un fort rebond des voyages d’affaires ».

Pour étayer cette thèse optimiste, la start-up avance plusieurs chiffres. Ainsi, 75 % des voyageurs d’affaires prévoient d’effectuer au moins trois déplacements professionnels en 2022. Un tiers des sondés (31 %) tablent même sur six voyages d’affaires cette année. Les esprits chagrins noteront toutefois qu’un voyageur d’affaires sur 10 prévoit une année 2022 totalement sédentaire…

rien ne remplace les réunions en face à face, et nous savons par nos clients qu’il y a une demande, bien qu’elle soit refoulée

« À chaque fois que des mesures restrictives ont été levées, nous avons constaté une augmentation des réservations de voyages d’affaires », souligne Zahir Abdelouhab, vice-président SEMEA chez TripActions. « Je suis sûr que nous nous retrouverons de nouveau dans cette situation ; rien ne remplace les réunions en face à face, et nous savons par nos clients qu’il y a une demande, bien qu’elle soit refoulée », ajoute-t-il.

Voyager à nouveau donc, mais à quelles fins ? A en croire les voyageurs d’affaires, les voyages essentiels liés aux clients constitueront la principale motivation, devant la conclusion d’un accord, et la participation à des conférences ou des événements. Les acteurs du MICE verront probablement d’un bon œil ce dernier point, encore faut-il que ces déplacements soient validés en interne. Car les décideurs du voyage d’affaires n’en ont pas fait une priorité pour les déplacements professionnels cette année. Interrogés par TripActions, ils citent d’autres motifs pour les voyages à venir. En l’occurrence le développement de nouvelles relations commerciales, l’entretien des relations existantes et les voyages essentiels liés aux clients…

« Ces légères différences suggèrent que s’il y a d’autres confinements et restrictions de voyage, ou que si les grands évènements en personne continuent d’être réduits ou réalisés virtuellement, les responsables déplacements seraient plus susceptibles de l’accepter que les voyageurs ; en particulier si leur définition d’ »essentiel » est différente de celle de leurs employés ou s’ils sont plus enclins à réduire leurs éventuelles responsabilités », notent les auteurs de l’étude.

Reste également à savoir dans quelles conditions auront lieu ces déplacements. Car la crise est passée par là, et certaines politiques voyages ont été amenées à évoluer. D’après les données publiées par TripActions, 50% des décideurs ont apporté des modifications temporaires à leurs politiques de voyage durant la pandémie. Ces modifications seront d’ailleurs pérennisées à long terme pour 35% des sondés. Des dispositions qui doivent permettre à l’entreprise d’être à la hauteur des enjeux liés au duty of care. Et surtout des voyageurs d’affaires qui ont pu se sentir exposés face au risque sanitaire. TripActions note ainsi que « seulement 72 % des voyageurs étaient d’accord pour dire que leur employeur avait fait le nécessaire pour assurer leur sécurité lors de voyages d’affaires pendant la pandémie ». Pour autant, la principale demande des voyageurs d’affaires concernerait aujourd’hui l’accès à des informations fiables et actualisées quant aux restrictions de voyages (77%), qui devancent la sécurité et la santé en déplacement (72%)…