
Avant son prochain départ, Jean-Pierre Farandou, le Pdg de la SNCF, peut être fier du travail accompli. Pour la quatrième année consécutive les résultats du groupe ferroviaire sont dans le vert. La SNCF a ainsi dégagé un résultat net de 1,6 milliards d’euros (soit 300M€ de plus qu’en 2023) pour un chiffre d’affaires de 43,4 Md€, en progression de 4,8% sur un an. L’activité a été portée par le transport de passagers avec 20,3 Md€ de CA pour SNCF Voyageurs, en hausse de 5,8% pour 130 millions de passagers en France et sur les lignes européennes, et +9,6% de CA pour le transport en autocar. Malgré la hausse des tarifs des billets, « l’appétit des Français pour le train » selon le Pdg ne s’est pas démenti, permettant d’excellents remplissages des rames, supérieurs à 80%, et générant une forte augmentation des recettes. La SNCF précise toutefois avoir du faire des ajustements sur ses prix en fin d’année 2024 pour maintenir la dynamique de remplissage. Parallèlement à l’activité TGV France et Europe, Transilien affiche une hausse de CA de 4,4% pour les lignes d’Ile-de-France et TER dans les régions de +7,5%. … »Entre 2019 et 2024, nous avons transporté près de 15% de voyageurs en plus dans les TGV et plus de 30% dans les TER« , s’est félicité le Pdg. Concernant les autres filiales, les revenus des baux commerciaux de Gares & Connexions ont progressé de 13% l’an dernier et ceux tirés du transport de passagers à l’international de 9,6% grâce à la signature par Keolis de nouveaux contrats aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas.
Près de 11Md€ investis dans le ferroviaire en 2024
Cinq ans après l’adoption par le groupe SNCF du statut de société anonyme, ces bons résultats lui permettent de poursuivre sa mission d’entretien de ses 33 000 kilomètres de voies ferrées et plus particulièrement de mener des travaux de modernisation des tronçons les plus anciens qui affichent plus de 30 ans au compteur. En 2024, 10,8Md€ ont ainsi été investis, « un niveau historique » selon Jean-Pierre Farandou, pour moitié par la SNCF, le reste par l’Etat et les collectivités territoriales. Outre l’entretien du réseau, une partie des financements sont dirigés vers l’achat de nouvelles rames afin d’augmenter l’offre et de répondre à la demande.
Une concurrence plus forte sur les différents réseaux
Seule ombre au tableau, l’augmentation de l’offre sur le réseau TGV qui se fait attendre suite au report en 2026 de la mise en service des premiers TGV M d’Alstom alors que celle-ci était initialement prévue à l’occasion des Jeux Olympiques de Paris 2024. Le futur successeur de Jean-Pierre Farandou devra aussi gérer la montée en puissance de la concurrence sur le réseau TGV avec Trenitalia, la Renfe et demain Le Train et Proxima. Mais aussi sur les réseaux Ile-de-France et TER en région avec certains de ces acteurs et d’ores et déjà Transdev et la RATP.





















