
C’est avec le sourire que Guillaume Confais-Morieux, le directeur marché Agences de voyages de la SNCF, a dévoilé les résultats du trafic professionnel en marge du salon du tourisme IFTM Top Resa. « Alors que 2022 fut une année record pour le loisir, 2023 est celle de la reprise du trafic professionnel avec une petite croissance de 1% depuis janvier comparé à 2019 », annonce-t-il. Alors que ce trafic business n’était revenu l’an dernier qu’à 85% de son niveau d’avant la pandémie, ce rattrapage s’effectue avec un an d’avance sur les prévisions initiales de la SNCF. « Le bond est particulièrement marqué avec une hausse de 22% du trafic affaires comparée à 2022 », ajoute-t-il.
Les produits Pro plébiscités
Cette bonne tendance se retrouve à tous les niveaux pour la compagnie ferroviaire avec, pour commencer, la signature de 10 000 contrats Pro auprès de TPE, PME, professions libérales, auto-entrepreneurs… « Ce volume n’est pas anodin car nous disposons désormais de 42 000 contrats actifs », souligne Frédéric Miel, directeur du marché Entreprises de la SNCF qui rappelle que l’adhésion – gratuite – ouvre la voie à des réductions tarifaires en fonction de sa consommation ferroviaire.
De même, la promotion de la carte Liberté, qui s’achève ce vendredi 6 octobre, a généré la vente de quelque 70 000 cartes, soit une augmentation de 35% par rapport à l’an dernier. « Nous sommes au dessus de l’objectif avec un total de 270 000 porteurs de cartes Liberté, ce produit séduisant notamment les voyageurs très fréquents qui effectuent deux à trois voyages en TGV chaque semaine », précise le responsable. Et d’ajouter : « Les nouveaux entrants vont en moyenne accroître de 30% leur consommation de train ». Une récente enquête montre enfin une hausse de 5 points (à 29,5%) de l’intention des sociétés d’effectuer des voyages professionnels en train dans les prochains mois.
« Nous profitons clairement de l’engagement ecoresponsable des entreprises qui font le choix du train dans leur politique voyages », assure Frédéric Miel. Dans ce cadre, les sociétés ne regarderaient pas uniquement le bilan carbone favorable au train, mais également l’ensemble des actions mises en place par le transporteur comme le tri sélectif à bord des rames, les salons Grand Voyageur zéro émission, la réduction de la consommation énergétique… En attendant l’arrivée en 2025 du TGV M, qui sera plus éco-responsable dans sa fabrication et son exploitation.
Pousser le TGV comme troisième bureau
Sur les lignes où la SNCF est en balance avec l’aérien (Zurich, Amsterdam…), le choix du train a progressé de 15 points. Le basculement en faveur de l’aérien s’effectuerait désormais à 3h45, contre 3h précédemment. « Les entreprises valorisent les trajets longs en première classe qui représentent du temps utile pour travailler », Frédéric Miel, rappelant la justesse du slogan de la SNCF : « Aller au bureau en bureau ». Ainsi, 85% des entreprises autoriseraient aujourd’hui leurs collaborateurs à voyager en 1ere classe pour les déplacements supérieurs à 3h.




















